Archive pour 15 avril 2011

petits dos d’Hazebrouck

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.(damned! je suis repéré)

some people


En terrasse, au soleil matutinal, cette pieuvre buvait d’un oeil la gazette, de l’oreille son mp3phone et du bout des doigts son caoua.

Mystère inhérent au lieu (maison de Radio France) ce type qui traverse le hall d’un pas emprunté de propriétaire , est-ce une voix?

Et cestui-là, qui grâce à la technologie beugle sur ce quai désert de la gare du Nord, combien tu paries qu’il va s’installer dans le wagon?

Bingo vingt minutes après le départ il vint s’assoir à deux rangs de moi, mais calmé, il boursicota plus discrètement

il a juste un poil irrité le type en cravate qui lui ne pratique pas ni l’oreillette, ni le langage articulé d’ailleurs. (m’a pas rendu mon bonjour, ce cuistre)

L’approche de son pays (qui soit dit en passant est le mien itou) semble le rasséréner. Pendant ce temps, une boisson locale.

Je ne dirai pas où le cravaté descendit mais sa vengeance fut terrible: entre deux sièges au design épuré il avait glissé le sachet plastique ayant contenu son repas de cuistre.

Fugace, une dame quand même un peu surprise par l’estivale atmosphère passa la porte du jardin devant le train qui peu après atteignit son terminus.

L’audition


Urgences (sans nespresso)

Dans le train cette fois ci j’ai regardé « Urgences » de Raymond Depardon par dessus l’épaule de ma voisine et même sans le son, c’est saisissant.

(ma voisine portait un casque pour ne pas disturber nos contemporains à grande vitesse)

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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