Archive pour avril 2012

Salons du confort individuel

C’est cuit, désormais tout trajet en transport en commun sera ponctué de bips, de boings, de blongs et de dzzz ou tout autres petits sons pernicieux créés par de plus ou moins purs génies du design sonore pour que l’objet donne signe de vie à son utilisateur inquiet de sa propre existence.

le smartphone, ultime experience métaphysique?

Et on se demande à quoi ça sert d’avoir d’aussi belles vallées, d’aussi vertes prairies, de si jolis villages et de tant tentaculaires usines si personne depuis les trains ne les regarde plus!

De là à coller des réclames sur les vitres des wagons, il n’y aurait qu’un petit pas pour l’homme, mais un grand pour l’alliance railteam®!

Quand on y pense, c’est triste,

L’européen il y a quelques siècles est allé découvrir le monde, et s’y installer, puis, un peu plus tard, et pas toujours de bon gré il a du laisser ses découvertes aux autochtones qui ne sûrent guère en profiter, ou du moins pas comme on l’eut fait.

hélas!

Heureusement, grâce aux multinationales les choses se sont finalement arrangées pour eux, et on peut s’étonner que certains veuillent s’immiscer en nos riantes contrées qui ne se sont pas faite en un jour et qui plus est, sont en crise par dessus l’marché!

ils n’avaient qu’à les découvrir avant nous!

sncb et sncf sont sur un réseau…

Inquiètant détail, intimant de sourire à l’étiolé navetteur.

et évoquant la douce hystérie de certaines chambres d’enfants

La langue est vivante, elle évolue, et des fois elle meurt un petit peu.

.

Les nouvelles rames RATP offrent des perspectives étonnantes.

imaginez un pitbull enragé fonçant sur vous depuis le fond

heureusement qu’il y a des caméras!

le Thalys, c’est décidemment plus calme et cosy, et, comble de confort, ces derniers temps on vous annonçait que vous alliez avoir droit à un encas, même en seconde, cette erreur de diffusion offrit du rêve aux rares passagers qui écoutent encore ce qui disent ces haut parleurs membres de l’agence Railteam®

Pâques au tison, éléctions

.

La presse est en France en bien mauvais état,

J’en veux pour preuve ce Master of Ceremony* de la tranche matinale de FranceInter, formaté pour aller loin et qui,introduit la séquence météo d’un « il fera moche partout »

Alors qu’à peine en avril, la France est quasi morte de soif,

Alors qu’on les a attendues ces giboulées

Alors que les variations qu’il le temps) se décarcasse à faire sera toujours plus subtile et inédite

(grâce en soit aussi rendue au réchauffement climatique)

et jamais n’a eu ni n’aura la navrante bipolarité confortable qui assoit l’animateur dans ses matinales certitudes.

Et avec la même pertinence aquise au nivellement par le mou, il défendra subversivement l’ordre établi.

*Nicolas Demorant, Pascal Paoli, Patrick Cohen.

consigne de vote?

En l’espace d’un feu rouge de ma vieille ville natale, sur un  parvis récent et un peu perdu  où l’on imagine bien le vent d’hiver s’amuser en grinçant à pousser les mégots désolés des bureaux alentours.
Le temps d’un feu rouge, sur cette perspective à la moderne ferveur de marbre, j’entrevis ce mot d’acier*, fauvement oxidé.

Et dont on peut prévoir qu’intégralement, il rouillera.

De mon feu rouge passé au vert, je n’ai pu taper dessus pour mesurer la densité de la chose.
La question est de savoir si la ville qui a payé pour cette œuvre facétieuse est au courant ou non de cette probable issue car il n’y a pas l’ombre d’une rembarde et, s’il s’en trouvait en ce quartier interlope, d’innocents bambins pourraient bien un jour à s’y frotter choper, en plus, le tétanos.

*d’environ deux mètres sur deux et dont j’ignore l’auteur

l’heure DDT* (roundhup dans le landerneau)

.

Depuis le hublot d’un  TGV fendant la France pour me ramener au pays des carbonnades eternelles

j’entrevis à 300 et des kilomètres heure cette scène des champs, vivant et moderne hommage à l’Angélus de Millet.

.

*DDT = dichlorodiphenyltrichloroethane

Mère et fille

Mère et fille

Sans wifi se comprennent et copines

Vont à la ville, vont à auchan,

Font les soldes et, comme Starsky et Hutch,

Elles acceptent les règles du jeu

Et rien ne pourra jamais briser une telle amitié.

un dimanche à Bruxelles

.
Tandis que dans la ville endimanchée, une dame toute à son émission favorite en son carosse rôdait,

je faisais, route, ravi, vers un merveilleux des vers pas piqué.

C’était le printemps.

Merci Thèrèse, merci Jean

.

Concordance des temps

.

l’autre matin, alors que je plongeai dans les bouchons montpellierains,

une surprise minéralogique me tira de la torpeur de saison.

un rien m’amuse

.

.

Coup du lapin?

.

Le printemps réserve bien des surprises, et les giboulées désormais semblent d’avril l’attribut.

mais, si tout fout le camp, on se demande bien où?

.

 et dire qu’il n’y a pas si longtemps, les arbres s’aggripaient aux choucas pour voir s’éloigner l’hiver

.

.

Tuons le temps qui nous le rendra (au centuple?)

.


Puisqu’on est peu de chose

bribes d’Alsemberg

Loin derrière, dans un trou de verdure grouillent de fiers poètes, d’accortes amazones, d’habiles clowns et de forgeant forgerons:

la Roseraie, aux confins de la chaussée d’Alsemberg et dont ici il ne sera pas question.

.

.

Albert, pétaradant carrefour pas très loin d’un brabançon sommet

le silence en lambeaux rampe à dos de cafards sous les passages cloutés.

En terrasse, assourdies, des filles tatouées fument dans l’œil des plombiers.

aux antipodes: la Porte de Halle

sirènes et pavés, m^me brouhaha que plus haut, l’echo en plus, mais aussi des cafés.

.

plus bas t’attend l’autoroute et les vertes contrées.


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

Vous pouvez recevoir à domicile la dernière mouture de ce blog à l'instant T de sa publication.
Il suffit de déposer ici une copie conforme de votre adresse mail

Rejoignez les 238 autres abonnés