Archive pour novembre 2012

Pendant ce temps là, à la Réunion…

Alors qu’en métropole de tristes sires rigolent en coin d’un parti historique* qui commémore à sa façon la Bérézina,

je m’agence de voyage et vous invite à braquer une banque ou deux afin d’essayer…

la Réunion…

Banc où madame Desbassayns se languissait de la collection Arlequin pas encore inventée.

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…On ne dira jamais assez de bien

de l’un des plus doux pays de France

où les requins ne sont pas dans la finance.

.Supermarket de Saint Leu, le 25 dècembre 2011

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…Attention! dans la banque braquée,

vous pourriez tomber nez à nez avec vos propres impôts,

ne le prenez surtout pas mal et volez tout de go(th).

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*Union pour une Majorité Présidentielle (RIP)

ah! si seulement tout ces couacs pouvaient faire baisser le cours du foie gras!

Et puis zut, écoutons plutôt du Daniel Waro,

Méprise de la Critique (ou les petits riens à Tintin)

L’autre jour, c’était l’automne et dans une arrière cour de Charleroi se tinrent (un peu) les Prix de La Critique

La presse francophone belge décernait ses lauriers au petit monde du théâtre, francophone lui aussi comme ça on reste entre nous.

le jury de biais.

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Une sympathique fanfare,

Un maitre de cérémonie sans fiches plus habitué à causer dans le poste à galène qu’à tenir

un parterre principalement constitué des compagnies nominées à un prix ou à un autre.

Enfin, un jury, de travers, un peu gêné aux entournures ou désabusé, on ne sait.

Le chef d’orchestre de la fanfare et une lauréate émue.

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Dans ces « molières » sans ministre ni caméras,

les belles ou vigoureuses, un rien frondeuses envolées de certains lauréats à la langue bien pendue finirent dans les cintres et

le pince fesse qui suivit avait de faux airs de collation d’après enterrement.

Joss de Pauw (tiens, un flamand ? Salué pour l’ensemble de sa carrière) écoute patiemment

les hommages égarés du grand prêtre de la soirée à une Belgique hélas révolue.

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Mais le pompon fut atteint par le prix du meilleur spectacle qui fut en cette ténue soirée décerné à JoëlPommerat, pardon, à Cendrillon (de JoëlPommerat) et si je suis mille fois convaincu sans l’avoir encore vu que cette pièce est magnifique, formidable et « trop géniale » comme l’écrit en rêve une de nos grandes plumes nationales… il y a un « mais »…

Joël n’était pas là alors ce sont donc ses -chouettes- comédiennes qui ont lu le petit mail de remerciement que, prévoyant, il avait tapé au cas où.

Et, alors qu’elles semblaient disparaitre peu à peu derrière ce petit mot, une rage sourde commença de m’oindre les artilles :

le maitre de cérémonie jouant la montre (cassée)

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Contrairement aux autres spectacles en lice, celui-ci a bénéficié d’un budget belge colossal (et fut par ailleurs coproduit par l’Odéon, pas celui de Namur, l’autre ce qui n’est pas rien mais c’est Pommerat)

 (et il fallait voir, les jours d’audition, tous les comédiens que compte la belge francophonie faisant file devant la boutique au coco.

voilà.

Le jury de la presse culturelle belge a récompensé un français (largement déjà encensé de par le vaste monde)

N’est-ce pas espérer qu’un peu de la (largement déjà) gloire de l’encensé retombe sur un les émetteurs d’un choix si avisé ?

Ou comment un prix honore plus ceux qui le décernent que celui qui le reçoit.

C’était peut être pas les « molières », mais y avait du de la Fontaine là dedans.

où le jury, sans sang chaud pencha… pour Pommerat

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article à propos de Cendrillon

D’un chou

Une grand-mère accordéoniste à pas d’heure,

Un grand-père qui bouffe le Mont Ventoux* au p’tit déj’

Un père beatboxer belgo-breton et une mère furieuse brûleuse de planches,

ça promet d’être gratiné,

Quoiqu’il en soit, youpi! hourra!  il est né le Sacha!

Image

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*le Mont Ventoux est une piste cyclable (qui ne fait que monter) au dénivelé considérable, s’y court une fois l’an une sorte de Paris Roubaix vertical.

Permafrost blues (et autres perspectives)

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Place Eugène Flagey, Bruxelles, l’invasion française semble s’accompagner des signes incontournables d’un réchauffement climatique.

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Aux caisses du supermarket, grace au bluetooth il soliloquait pour préchauffer ses cheeseburgers.

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À la poste… Hormis la privatisation rampante, rien.

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o flux avé, spes unica

En Belgique,  notre Éternelle  Ministre de la Culture Francophone a récemment eu une idée du tonnerre :

Encourager la production d’émissions de flux télévisé local en Belgique du Sud° sur base d’un amer constat : les téléspectateurs francophones s’abreuvent aux sources privées (BelRTL) ou pire, à l’outre Quièvrain!

Mais peut être préciserai-je ce qu’est du flux?
Ce sont des émissions de jeu, de causeries, ou encore de télé réalité. Elles sont généralement à diffusion unique, autrement dit parfaitement jetables sans l’once d’un scrupule et nul ne songerai à s’en plaindre.Local signifiant que ce flux ne verse surtout pas dans le vaste monde, impropre à la consommation.

Mais comme dirait un trader chinois, pour  jeter un truc, il faut d’abord le fabriquer…

Du flux francophone, publiquement subventionné, attirera -du point de vue du Cabinet- comme des mouches les annonceurs belges (qui sont -cocorico- parmi les plus audacieux au monde : voyez plutôt)
làs! Clairvoyant, notre ministère constate que même après la mise en œuvre de son idoine ribambelle de mesures, seules une où deux émissions verront effectivement le jour, parce qu’il n’y a de tout façon pas assez de flouze dans les caisses pour amorcer la pompe à flux ou vice versa.

Et ça là que j’ai peut être une idée : confisquons aux documentaristes et autres cinéastes déjà bien assez subsidiés leurs cameras et chaque soir sur scène filmons une poignée de chômeuses et chômeurs s’entretuant avec toute la créativité dont ils sont capables, puis mettons le feu aux planches (au rythme d’une salle par soirée, bientôt Bruxelles, allégée de son fardeau théâtral respirera pleinement). Ça plairait aux annonceurs, ça aidera la ministre à rentrer dans ses frais et nous dans nos pantoufles..
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.no flux, no flouze

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*En attendant les ministériels vœux 2013 suivez ce lien si vous ne remettez pas cet ours pourtant très haut placé..

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On pourrait aussi maintenant qu’j’y pense privatiser les pompiers : ça créerait un peu de croissance et si on les délocaliserait, ça ferait plus de suspense et c’est bon pour la pub ça!

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PS : En ce qui concerne l’Eurovision, faudra quand même un Bruxellois au moins une année sur deux sinon ça ira pas du tout…

°appellation pressentie au concert des nations

Retour à l’éducation…

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Finies les jérémiades, ce soir l’atelier ré-ouvre ses portes aux petites joues (par le bon air) rosies de nos mines réjouies.

N’ayant rien gravé de toute cette semaine, je me condamne à raser les augustes murailles de ce parnasse ixellois, que les plus grands noms hantent encore de leurs effluves sacrés,

et y a eu du beau linge :  J.L Moerman,, Martine Leclère, Thierry Mortiaux, Kitty Crowther, Fabien Delvigne, Phil de Kemmeter, Myriam Delhaes, Anne Peeters… excusez du peu, et j’en passe des gratinés.

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Sans oublier la tant lumineuse Réjane Hallet.

Bref j’y fais peut être le malin mais tâche d’y filer droit.

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PS : Par la maitresse des lieux, l’incontournable petit phœnix de ces bois, autrement dit la grande Anne Kellens, j’appris en tombant sur mon séant qu’une grande dame récemment disparue fut un temps inscrite en cet atelier. On ne sait si le syndicat des modèles, le soudain défilé d’étudiants l’étant moins (modèle), les pressions du fan club local de Pierre Bachelet, ou un mélange de tout ça fit qu’elle n’insista pas, et alla se consacrer ailleurs à la peinture et tant pis pour nous.

Chère maman, tu peux dormir tranquille, ton fils n’y était pas.

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.hommage.

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Ici, une intrevioue de 2006, où il m’a bien semblé entrevoir l’ombre glauque d’un Drucker dégouliner en cherchant son cadre face à une dame très très digne, mais peut être fus-je soupe au lait.

Un sacre et une plume (siffler en travaillant)

Cette année encore, j’ai eu le vivifiant honneur de participer au programme de la Grande Ourse, scène conventionnée Jeune public avec vue sur le plus beau bout du monde (Villeneuve lès Maguelone)

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Plume, par la compagnie Méli Mélodie, du conte et de la musique, de la musique et du conte.

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le Sacre du Printemps, une adaptation saisissante du Ballet de Pina Bausch, par la compagnie Roger Bernat (Barcelone)

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Si vous y allez, saluez-les donc de ma modeste part!

Plus jamais ça! (le grand désœuvrement)

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hélas! ne l’ai-je pas assez dit!?

Jour après jour, s’étire l’amer constat :

)ni de l’acide, ni de la boite à grain, ni du japon (simili), rien de rien ne sortira.

Les verrous sont tirés sur cette affreuse semaine embastillée dehors…

Hier, jour férié j’errais donc en peine,

Les pavés made in china fuyaient mon regard…

qui tombait de Charybde en Scylla devant toutes ces boutiques ouvertes au chaland

quand au loin, en mon âme flétrie, noire et silencieuse

penchait la vaine silhouette de l’académie.

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PS : C’est pas un peu fini ces bout rimés?

au diable halloween, à bas la Toussaint !

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Dans le silence sépulcral d’abandon tamisé, gisent gouges et pointes sèches, pinceaux et plumes de pigeons rongées…

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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