Archive pour 22 avril 2013

« Homeland » ou comment casser des œufs sans faire d’omelette.

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Homeland est une série dont la seconde saison pointe sa fébrile frimousse sur les belges écrans en ce printemps incertain, en voici à gros traits le pitch :

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Rien n’est simple dans les sales guerres,

Un brave soldat américain a été

Comme une crêpe « retourné »

contre sa mother patrie

par un super terroriste qui l’avait sur le champs de bataille kidnappé

le fit longtemps mijoter pour enfin l’adopter.

Ce GI, c’est Brody

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panini de Brody d'HOMELAND

Pendant ces huit ans là, chez l’Oncle Sam

un agent de la CIA prenait de la bouteille,

allait au coiffeur et devenait spécialiste es Patriot Act.

Cet agent, c’est Carrie.

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893CARRIE HOMELAND

Un beau jour d’Irak, à moins qu’il ne fut afghan,

tandis que notre héros au pair étudiait (for dummies) le Coran

un drone piloté depuis une pentagonale Nintendo (par le vice préz’ himself)

vint définitivement bordéliser

la classe du plus jeune fils du redoutable Biz Houn’ Ourss, le super terroriste

et notre GI, privé de baby sitting décida de venger cet amer hic.

Sur ces entrefaites, au coiffeur pour dames

notre agent spécial prenait du galon

et des cachetons d’aspartame

Par une belle ruse de sioux le brave pioupiou revint au pays

retrouver femme, lardons, chizburguères et cotillons

se paya un 4×4, c’est dire s’il est plein d’usage et raison.

Le véloce et vil vice préz’ fera de ce héros national son second pour briguer la Blanche Maison

sans l’emporter au paradis.

L’œil exorbité par le soupçon,

aiguisé par une mèche rebelle aguerrie.

mais le cœur en bigoudi,

sortant du coiffeur puis avec Brody

se débat sous la bannière la bipolaire Carrie.

892 HOMELAND

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le tout sur une bande son farcie de grosses caisses lourdes de sous entendus et de violons prémâchés d’inquiètude

dont l’ornière nous maintient à l’ombre des ficelles d’un scénario qui ferait devenir chèvre les parents de Goldorak

Et les golden globes de pleuvoir sur cette série névropathe qui nous pchite-pchite d’huile essentielle de parano insidieusement antimusulmane.

Et comment ne pas songer à ces foules vidéoprotégées qui dansèrent à Boston leur soulagement à l’issue de la traque de terroristes d’à peine vingt ans?

Et, tiendez-vous bien ma bonne dame, il y a encore une saison!

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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