Archive pour mai 2013

annales d’autostrades

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tranche d'aire de repos

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Au bord des grands axes

tandis que soupire en crépitant ton moteur, tu pilotes pour un euro cinquante une machine à café,

relèves la tête un poil hagard et la maintiens par miracle hors des rayons du nano supermarket.

tes mains, peu avant séchées au laser bleu t’échappent encore quand même un peu.

Il arrive pourtant parfois , comme cette lotoise fois une aire (du Jardin des Causses, au généreux balcon) détendue

où un vrai sourire avons reçu, entre les gâteaux à la noix, d’une serveuse tombée des nues.

La bonne aire de Lozère venait d’être détrônée.

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station service super heroïne

par ailleurs

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Régulièrement dans les aires, de gros bus bariolés vomissent leur hébété contenu

qui se répand en bovin tsunami sur le carrelage blafard, sous les mornes néons,

dans la filandreuse musique en panne d’ascenseur et régulièrement d’effroi

aux baies vitrées se cogne en reculant  la civilisation…

j’ai été de ces bus, je vous demande pardon.

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J’aime bien aussi leurs forêts de mégots.

Ma chambre est bien rangée

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Les temps changent

l’heure tourne

passent les champions

trilarirette là !

Les valeurs s’usent

le blé s’enfourne

y a pu d’saison

yodeli madelon !

Et seule la poussière,

seule la poussière,

seule la poussière

est pour de bon

oh yeah!

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O mon bureau

Mon bureau mon ouvrage

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Occupation

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Chiottes nouvelles sm.

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Tout petit déjà, j’allais là, où personne ne pouvait aller à ma place, et dans ce réduit s’estompait le monde, ses contraintes, ses nuisances et ses méchants, petits ou grands…

et puis, peu à peu il a bien fallu faire avec pour enfin libérer l’endroit.

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Ce modeste préambule pour vous dire qu’à Metz s’ouvre l’exposition « Vue d’en Haut » dans le Pompidou lorrain et ça a l’air tentant, mais ces quetsches de commissaires auraient pu pour pas cher faire plaisir à ma mère (dont c’est bientôt la fête et que j’embrasse ici) et inclure l’une ou l’autre de mes humbles commodités dans leur catalogue qui -hélas !- est certainement à c’t’heure closet.

Je sais désormais ce que traverse l’artiste maudit !

Ce lapin…

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COUV ce lapin qui s'impose

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Ce lapin qui s’impose

là, au bout du monde

fait passer les nuages

danser les petites vagues

et bien rire les mouettes.

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Courage !

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973 courage futons

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Christmas Pudding en mai, ça me plait!

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ARBRE MNTCRNT

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On a des intempéries une bien piètre idée, et toute proportion gardée (à l’appréciation des ministres et préfets)

on devrait pouvoir récupérer l’énergie que les gens dépensent à pester

aux cieux sourds à leurs prières

et lourds de menaces,

cette rage vaine mais bien globale qui entretient le trou d’la couche d’ozone.

Mais le seigneur météo (qui roule en darty) règne sur les ondes,

et comme Pascale Clark, grincent ses essuie-glaces.

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Ascenseur pour un collier de nouilles

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Hondschoote

Hondschoote…

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J’avais douze petits ans quand l’aventurier a déboulé chez Drucker.
Indochine, dans une langue défiant tout entendement défonçait en 3 minutes toutes les portes ouvertes -après avoir toutefois mis des patins- et par leur très binaire brûlot, nos contemporains de Maïa l’abeille dénonçaient je ne sais quoi mais sans doute rien.
Trois décennies plus tard, époussetés de frais, pleins d’usage et raison ils rappliquent et nous livrent un morceau d’une honnête indigence dont le clip fit sortir de leur torpeur les sages du CSA ce qui -ô subtils appâts de la censure- semble fournir un succès mécanique à ces enfonceurs de bouts rimés qui vont, cette fois c’est sûr, pouvoir changer le monde parce qu’ils ont vraiment tout bien compris.

Ceci dit, ils ont trop raison, c’est pas bien le harcèlement.

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le clip est visible ici mais franchement, vaut mieux jardiner, et suggérer à l’€urope de se calmer les lobbies (pétition en Anglais-sorry- à propos d’un projet d’interdiction d’utiliser des graines non recensées par l’industrie, si on laisse faire, ce n’est sans doute plus du minerai de cheval qu’on retrouvera dans notre gaucho!)

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Ne faire que passer…

 

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Cuisine rue de la cour

Hondschoote, vers le frigo…

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…On ne fait que ça, plus ou moins, mais ça se complique parfois

comme ce soir où, de retour au bercail, j’ai erroné par trois fois mon code de vélo Vinci (ou Decaux mais qu’importe)

et donc vu ma carte bloquée et ma soirée noyée… j’avais mis ma plus belle écharpe pour aller revoir l’étrange et pénétrant Institut Benjamenta à Océan Nord… hélas!

…Mais j’y pense, et ça ne manque pas de sel, ce foutu code c’est sans doute ma date d’happy birthday!

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…On croit rêver…

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Moi, j’aime le music hall…

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.…et je crois bien qu’j’aime bien le théâtre aussi…

Création collective

J’ai eu le plaisir et l’honneur d’illustrer, sur le thème de « la création » les huitièmes Carnets du Petit Cyrano, fruit de la CTEJ, noble et belge institution pour le théâtre Jeune Public, que le non moins noble, belge et ô combien monumental Maurice Sévenant ( s’il avait pu, Jules César l’aurait fissa embastillé ) considèra comme le véritable théâtre populaire, et il n’est sans doute pas le seul…

Merci à lui, et merci Cali.

TOCS Corde verte

le pdf se trouve ici


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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