Archive pour juillet 2019

Y en a qui bossent

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Pendant c’temps là y en a qui bossent
Carburent sévère sous leur crâne
filent l’haleine de l’auteur, dissèquent la phrase, soupèsent la virgule
puis vont déposer tout ça en souffle, parcequ’il le faut, naturellement
sur la pente intranquille et rongée des planches.
Tu sais, les planches ?
Ce truc à Molières et à Palais des Papes ?
Ce truc un poil enflé et très nid à poussières ?
squatté par des chomeurs qui vapottent toute la sainte journée ?
Truc qui pourtant fonctionne toujours depuis les bonnes vieilles cavernes et te donnes la chair de poule sans moteur trois D.
Encore faut-il que ça planche sévère, avec ou sans billets.

Et quelque chose me dit qu’en matière d’oseille, au-delà du « pour cent culturel »
(et défiscalisé) la phynance qui nous gouverne n’entend guère le pas vu à la télé et qu’en haut lieu on finira bien par ordonner tout ça.
Qu’en certain ministère, entre deux bombances de l’entre soi,
on voudra bien la profession un peu plus überiser.

Alors ça sera Avignon toute l’année.



Pendant ce temps, au sommet…

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À Paris y a un bus* et dedans des gens
qui parfois par le miracle des heures creuses n’étant pas sardinées
s’abandonnent aux joies simples du flottement,
de la correspondance,
de l’entre deux gares.
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  • L’Nonante et un (91) aussi incroyable que cela puisse paraitre dessert du matin jusqu’au soir toutes les gares sauf Saint Lazare ; Paris fait bien les choses.

Au bord du gouffre penchés

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la petite reine au diadème

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(mon petit) Théorème de Flagey

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Place Flagey…

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En croquant ce monsieur un midi Place Flagey* il m’est soudain apparu que la souplesse du coude était inversement proportionnelle à la nervosité du pouce. Autrement dit que les ceusses qui ont un -honnête- penchant pour la bouteille seraient moins enclins à l’usage intempestif du smartphone. Ce qui prouve que l’alcool rend bête et que Proximus nous accroche tous.

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*premier désert mineral d’une hélas longue série en cette europhone bourgade il y a peu encore si urbaine.

L’inconnu masqué (Sam’ Selfie)

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( C’est du monde connu le plus super héros,
L’étoile toujours montante, l’astre au Pass Mégalo
Tout le monde l’envie, le croit dans la télé
Universal Dee Jay ?
Coach à Beyoncé ?
Emperial Pétrolier ?
d’Europe matinalier ?
Tout le monde l’envie, grouille sous son égo,
Se rêve à ses côtés, à sa volonté plie, remercie le métro…
Tout le monde ravi une fois n’oserait douter… )

Au matin pourtant l’idole déjeune,
rembobine son cinéma de cocagne,
et entre deux selfies,
interroge son forfait.






Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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