Archive pour février 2022

Globalement…

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Bêtement parfois j’me demande,
par la fenêtre, l’œil égaré
quelle cible font mes coordonnées
pour les stratèges de ce bas monde
et celles de celles et ceux qui comptent,
et partout mêmement condamnés,
brillent, enchantent, repoussent l’immonde
par la seule fête d’exister.
Quelle paille sommes-nous,
Femmes et enfants,
sous l’œil froid des empireurs ?
Que pèse d’être né dans les choux
face au char ou au bulldozer ?

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Riches heures strépytoises (Hainaut là gai)

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C’était pendant que nous n’savions
si l’on pouvait rejouer ou non
l’œil sur le dioxyde de carbon
c’était vraiment très juste et bon :

Un gradin de petites gens assises
acceptant comme un seul homme
que devant eux d’autres gens cuisent,
boivent, muent et jouent et debout dorment.
C’était tout con, vieux comme le monde
cette heure sur la même longueur d’onde.

On redoutait moins l’omicron
Que l’incertain dit Codécon*
aux petits fours ne se retranche
et nous re-scotche au canapé.

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Pour nous changer les idées, je vous lie cet air qu’on entendait jadis dans les faubourgs napolitains et qui ce matin peut-être fait se trémousser les froides fesses du Kremlin.

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* le codéco est en Belgique le Comité de Concertation qui jongle entre la pandémie et les interêts communautaro-polémiques, économico-macroniques, pharmaco-linguistiques, royaux télégéniques… la vie quoi (sauf la suppression des lits d’hôpitaux n’est pas de son ressort)

Tout disparaitra mais…

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l’Eunice a soufflé si fort sur les cimes de France que vla ti pas que la presse m’apprend que le mur du presbytère où j’avais en CP peint une fleur plus haute que ma pomme s’est vu concassé par la chute d’un tilleul centenaire qui passait par là.

Ladite fleur avait été il y a quelques ans pulvérisée par un ravalement sacrilège et c’est vengé par le vent que tu me lis.

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Au pompe-trac

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Oyats

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Derrière les joncs la plage, son ressac et la mer, au delà l’Afrique, l’Antartique, Kerguelen et l’Angleterre enfin Zeebrugge, Forest, Limoges et puis le vent parmi les joncs.

à Fayt-lez-Manage

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C’était la nuit, vers sa fin
dans la vieille brume j’y voyais rien
que de jeunes ombres de Beyoncé
remontant la rue vers l’arrêt.
Puis quelque chose s’est précisé
dans le brouillard ça remuait
un brouhaha, un très long pet
J’étais au milieu d’un rucher
qui de partout s’épaississait
l’horizon cerclé de diesel
le progrès emplissant le ciel.
On y voyait très bien en fait
et soudain mon franc est tombé :
c’est de l’oreille qu’on m’aveuglait.
Un autocar s’est arrêté,
a pris les ombres, je suis rentré.



Cher Jean Marc,

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Des années septante aux nonante
tu as été le graphiste officiel du château
on te doit son logo et le fier autocollant qui ornait nos 4L
à l’époque où les crânes n’étaient pas encore Hello Kitty.

Tu avais hébergé mon premier (et unique) stage en entreprise
où j’ai découvert les joies du collage et des bidouilles en chambre noire.
Un matin tu m’avais dit en montant la radio :
– “ Attends, j’écoute l’horoscope, s’il est mauvais je r’tourne au lit »
Ça avait assis, scié l’ado que j’étais, farci au vieux catéchisme, aux certitudes apprises.
Aujourd’hui, je pince aussi sans rire, suis abonné à Rob Brezsny et ne sais trop où j’ai mis ma foi sauf…
… Sauf que je sais que les gens qui comptent sont rares,
qu’on ne leur dit pas assez souvent  
qu’on s’en rend compte parfois trop tard
pour les remercier de leur vivant, et ça c’est vraiment emmerdant.

Je ne t’ai pas vraiment connu,
mais depuis toujours tu es là 
une présence au monde amie
et malgré tout tu resteras

Pour tout Jean Marc, Merci

Que la terre te soit légère,


Mes profondes pensées à Christiane, Hugues, Hélène et Jeanne

Elle se casse (à la fin)

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Tant de cruches à l’eau,
d’amphores en miettes,
de tessons envasés qu’on a fini
par se lasser des mosaïques
et pondre le polymère
et la Terre fissa fut cuite.

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Focus Karyatidus Bruxellensis Parapetant

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En mars aura lieu dans l’européenne capitale de l’ancien monde un focus sur la fringante compagnie Karyatides dont on n’arrête pas le progrès et nous tenions, mes équipes et moi-même à leur manifester tout notre enthousiaste soutien par ce travellingue bouclé (enfin, bouclé sur leur site, car sur ce blog ça semble hélas impossible)

Avec mon bonjour.

Et merci à notre cher cousin pour la capture du tram.

Ô joie ! qu’ouï-je ? º

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C’est selon moi l’abonnement sur terre le plus digne de ce nom
Et qui jamais ne notifientera* mon smartphon.
Les miracles parfois se concoctent et fondent et durent comme madeleines :
Longue vie à la Hulotte, à France culture et paix aux Ardennes !

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° il y a sous ce lien une série de deux émissions à propos de la Hulotte et ça fait du bien.

  • à la cafétéria de l’académie française j’irai un jour proposer
    Notifiente n.f en lieu et place de notification : action de notifier- signaler, prévenir et fienter – déféquer (anim.)
    quitte à faire du tort à monsieur Zuckerberg.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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