Archive pour mars 2022

Chères ruines (obsolète it be)

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Là j’ai grandi,
parmi ces ruines, gâté pourri
à porter seaux, pousser brouettes (ayi ayo)
casser cailloux, tirer canettes (ayi ayi, ayo)
À l’ombre ou du haut de ces murs millenaires poussent les âmes, aussi le lierre.

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Déroute salée

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Que vont devenir tous ces kilomètres qu’à sec ne pourrons plus avaler ?
Vers qui se tourneront nos goulus péages, fiers autogriles, bœufs jardiniers ?
Y a bien l’éléctrique mais c’est pas tout à fait fait.
Et les pauvres radars, qui les fera tinter ?
Et ces cons containers, macéreront-ils à quai ?…

… Tiens, à propos de quai, ci-liée une pétition pour dire zop à la fermeture de la gare de Rethel (franches Ardennes), centre du monde au moins pour les amatrices et teurs de bon boudin blanc et les ceusses qui connaissent le Moderne (pile en face), ses effluves robusta dès l’aube et ses chambres équipées des cabines de toilette de feu le France, tricolore gloire trémolée par presque feu Sardou.
Franchement, alors qu'(enfin) l’essence se fait rare, est-ce naviguer bien à vue que de fermer des gares ?

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Équinoxe et caetera

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Bonjour printemps, quelles nouvelles ?

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Zanzibar (hissez haut)

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(Proute ! pouête ! tsoin tsoin !)

Du monde sans hésiter 
c’est l’phare des bénitiers, l’ultra super gargotte,
l'intégrale cabarette,
El nanan des boui-bouis, bref
l’or en bar de Sète.

J’en dis pas plus et me tais,
des fois qu’on me lirait
et que dans la foulée
on y puisse plus entrer.

Si tu veux fuir l’Histoire,
file donc au Zanzibar.

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Un trou dans la raquette

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Le pancho par grand vent

C’est aussi tapageur

Que peu dissuasif

Somme toute et finalement

c’est assez décevant.

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Santé bonheur !

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Ah !
triste époque !
Cesser ainsi d’un coup
ce pass alors qu’j’avais pris gout
à brandir tout flambard mes fafiots sanitaires,
laminés en A4 à d’accortes scannères,
à d’intègres bougnats,
pour avoir accès, ô singulière joie
à des restos deserts
et tout rien que pour moi ?
triste époque !
Ah !

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Hyperlien vaut mieux que rotules au ras (un site)

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Ce petit mot de rien du tout pour vous remercier d’apprendre ici l’existence de mon modeste sitinternette, timidement tapi derrière ce clic.

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Riches heures au Marais

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Des chambres de bonne ? un galetas ? on ne sait pas, on sent bien que qui là vécut n’eut pas besoin de tout lire Zola mais les temps changent et place des Vosges Anne Hidalgo élève du rat et aux étages du Marais cage on trouve l’oseille et le bon gout et l’odorat.

On est bien peu de chose

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On est bien peu de chose
On en nait pourtant plein
Puis poussent les névroses,
Et dru l’poil au destin.
Sous les pépins qui s’amoncellent se jete-t’on avec l’eau du bain ?
Faut-il sous le poids des nouvelles notifiées à tout bout de train
scroller sans cesse et sans répit au puit sans fond de l’iphone vain ?
Vaut-il mieux pas un poste à piles tourné voire même sur Europun ?
et puis surtout, (surtout en ville) se cultiver son for jardin ?

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Oranges émérites

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Tous les jours que l’bon Zeus crée
pousse le nanan des agrumes fait
pour les confiotes, coulis, gelées,
poussent amères les oranges et
les mères-grands du monde entier
sur le bon pain tartinent la paix
dans l’air parfumé de café
en chœur chantent Méditerrannée.

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Créée par Tino en 1955, je vous invite à prendre le temps de mesurer les ravages de la vague pounke dans cette version de 1977 pour la télévision française.

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Bissextile espiègle

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La République,
Ta chaudière,
Pigeons, poissons
Printemps, guéguerre
Tout est en mars,
Et crotte de bique,
Ça fait vriller.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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