Archive pour mai 2022

Beste reizigers

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En tram en bus en train  
allons calmes et sereins  
lovée sur la banquette  
expire notre âme un brin  
au loin des trottinettes   
tueuses de grands chemins. 

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Merci millement à Claire F pour le bic nippon.

Haut laurier noble garni

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Sous le manège oripilé des martinets
c’est mai

Les tourterelles turquent,
palombent les ramiers,
s’affaire l’étourneau.
Marmots plein la canopée.

Quantité d'insectes
Aussi, salés plus ou moins
Qu’allègrement becquettent
Nos zélés voisins.

Les goélands au coin vitupèrent et raillent
Une pie passe, repasse et trisse
baille le chat, on peut toujours rêver.
La vie est belle et pour durer
Au pied du généreux laurier.

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Fin de saison

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(Un simple clic sur l’une des images déploiera un avenant diaporama)




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et puis Ciao Andrew Fletcher, qui m’a bercé de l’illusion qu’on pouvait faire vibrer les nations à la force d’un doigt, comme quoi tout compte, et pas qu’un peu.

(l’intervista après ce superbe playback est d’une rare fraicheur)

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Tout retourné

le voisin baille 
volets mi-clos
la télé fait sa météo

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Noël en mai

Sainte Agnès du Plat Pays
Ayant ici un p'tit peu marre 
D’à tour de bras les enterrer,
Amis, tontons, chanteurs, mémoire,
J’saisis l’occase du 22 mai
Pour souhaiter bien le bonsoir 
À quelqu’un de très animé : 

Célébrons voulez-vous bien une haute reine de Belgique, 
La seule, fameuse et véridique 
Qui va de la mer du Nord au pékèt, 
Pas celle des commissaires sauf celui d'madame Maigret,
Des crêpes rectangulaires pleines de petits carrés,
De Tintin Rockfeller, d'Arno, de Jhonny et Tchantché,
De la pluie et de la bière ces dons du ciel si réputés,
Celle du théâtre, pas la dernière, et de ses inséparables objets. 

Gloire à toi, très Sainte Agnès, 
Reine de nous, tes p'tits sujets, 
Toi qui sans crainte jamais ni cesse 
Participes de l’essentiel :
Remuer l'Ether 
Et ne jamais désespérer.

Magie d’Épinal

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Pour moi qui suis assez banal
La carbonnade était un plat 
venu de Destrooper, 
ou pas. 
Mais si remontant la Moselle,
tu croises le Loup en Pyjama
fonce à l'étage et commande ça 
Tu m'en donneras des nouvelles.

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Rebelotte au skate park

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Le hic étant qu'en nos blondes contrées l'élan vénal repousse l’avenir
aux antipodes du centre-ville où l’immobilier fait rage et son lit,
nous imposant d’aller en caisse faire faire au gosse ses tours d'engin.
Mais qui aujourd'hui encore s’étonne qu’une couche d'oseille tue celle d'ozone ?

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Aire sur l’A10

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L’aire de Dœuil sur le Mignon
ne s’invente pas mais en passant t’invite à reposer tes pneus, hors du débit, dans le printemps, si tu peux.

Aurillac au saut du lit.

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Courbe monte l’avenue et ses vergers en contrebas des voies ferrées vers…
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La gare qui depuis belle lurette et un ministre prometteur (qui lui depuis a fait du chemin)
voit passer plus de bus péteurs que d’électriques petits trains.

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Tonton Francis.

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Tonton je t’imagine dans ton eternel bleu 
au fond d’un jardin résolument radieux léger désormais de n’essuyer plus plâtre.
Toi l’ainé de dix, (cinq ans en trente neuf, combien en quarante quatre ?)
On n’a pas du souvent te donner du « coco »
Toi qui l’air de rien entretenais le pot aux roses, essentiel et familial
En revenant, cher Parrain, très Papa du Congo
Tu nous l’avais sacrément réhaussé et ça, mes aïeux, c’est un fameux cadeau.

Dans un souffle tu nous quittes et rejoins ces aïeux que tu connaissais comme les moëres.

Que la terre te soit légère.
Embrasse pour moi tes frangins.
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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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