Archive for the 'Carnet de poche' Category

Camping sur Loire

.

(et autres souvenirs masqués)

.

.
C’était le matin,
Je m’attendais, un rien rémoulu loin de dunlopilo
tandis que brumes s’épaississaient
C’était zone rouge, plein été
même les poissons halaient légers

Depuis l’Automne a fait ses courses
l’hiver bat son plein, sournois le froid t’ereinte
Les brumes du lit ont dévié
la Loire coule seule parmis ses ombres
et les poissons sont congelés

à part ça
je m’attends
mais y a l’temps, non ?
.

.

Et quand mon cœur fait « vroume »

.

.

C’est la planète qui pércole.

Théorique des claques

.

.

.

À Noël, au balcon j’étais scrutant le firmament
me demandant comment de saltimbanque
j’allai me recycler en attaqueur de banque
lorsque sans crier gare est tombé mon franc :
.
Nous avons au printemps déversé ici même,
sur nos balcons fleuris, à nos fenêtres blêmes,
aux soignants, aux boueux, aux caissières,
ceux qui gilet jaune portaient encore hier
.
tous nos applaudissements…
.
Les experts au pied de la lettre firent cet avertissement :
“imaginez nos bons rois, nos glorieux présidents
défiler pour une foule muette et bras ballants ?
on entendrait bientôt comme un grincement de dents !”
aucun vrai démocrate n’est sourd à tel argument
.
Afin que ne s’égarent plus nos ovations
l’exécutif a donc, en bon père de famille
(et des attestations)
fermé cinés, théâtres, cirques et chenilles 
Et ce jusqu’à nouvel ordre
(pour ne pas dire ordre nouveau)
.
Ça me parait à ce jour l’arraison vraisemblable
(est-ce ici déployer théorie complotable ?)

.

Aux héros des temps modernes

.

.

Qui sans frémir gravissent les obstacles,
Franchissent en riant les fossés et font fi des Nouvelles,
Masqués peut-être mais pas muselés,
Puissent-ils ne pas trop cinq G.




.



.

L’été vingt

.

.

.

Comme un souvenir de 14,
Un souffle froid sur la nuque de la république,
Dans les maillots de bains tailler des muselières,
consommer, consommer, quoiqu’il en coute…

.

.

.

.

.

.

lescourtesbobines.fr (publicité)

Lescourtesbobines.fr est un site, pardon, un festival en ligne où vous pourrez voir gratos (et sans contre partie) de belles et courtes bobines d’animation, 2D, 3D voire Betty Boop sans craindre l’œil suspicieux des chaussettes à clous.

J’ai eu l’honneur de participer d’arrache-pied à cette aventure et voilà l’travail.

Cliquez-y donc, c’est chouette.

Pour info, je n’ai pas commis les petits mickeys aquatiques, qui sont de monsieur Eric Gasté, je ne les ai qu’animé (et construit le site)

Armistice (et tais-toi)

.

.

Joyeux 11 novembre à toutes et à tous,
Orné d’une pensée émue
Pour tous les poilus
Toutes les infirmières
Les civils
Les marraines de guerre
Morts afin qu’on puisse un jour
Rester sagement chez nous à regarder
Gérald Darmanin causer liberté d’expression.

.

.

.

à mort l’arbitraire

.

.

.

Ô villes nouvelles sans l’ombre d’un café
Quartiers sans cœur où chaque hun chéssoie
Faute de comptoir où refaire le monde,
Tenir salon et faire encore un peu corps…
Ô vie nouvelle par l’écran entubée.

.

.

Avez vous eu vent de ces établissements administrativement fermés pour avoir entrouvert à l’habitué leur rideau de fer à l’époque blindée du Très Sain Confinement ? (j’dis ça j’dis rien)
Bien sûr que c’est pas bien beau de jouer avec le microbe
mais est-ce pire que de saper le moral des troupes ?
.

.

La vie est brève, c’est avéré et sent peut être un peu la sueur après une rude journée.
Chez les gestionnaires in-vitro qui nous la jouent en marche
où l’on en pince plutôt pour l’édulcoré transhumanisme
le zinc est à proscrire aussi fissa que doit jaillir la 5G.

.

.

allez musique





Ixelles, ma pelle et mon saut

Sur ces bouts de trottoirs, en lisière matongé
poussèrent les riches heures de ma bruxellité
je n’en dirai pas plus
je n’en dirai pas moins
Ixelles n’en mène pas large face à l’européen mais -faut-il le rappeler ?- l’Europe n’est qu’un flan sec sans les ixelliens.


(Ixelliennes, arrageois, carolotes, malakoffiots, liégeoises, burgiennes, caluirards, montreuilloises, guémenéens, forestoises, lisboëtes, bolognais, niçois, brestois, viennois amstellodamoises, … et j’en passe ô combien et même , même luxembourgeoisien-ne-s)

Notre besoin de 5g sera impossible à rassasier.

.

.

Quitte à crever sous peu d’un méchant virus ou d’un hachoir émoussé, sous les coups précis d’un CRS SS (si si ça existe) sur un rond point égaré ou percuté de plein fouet par une trottinette trop pressée.
Quitte donc à crever, autant de la vraie vie enfin profiter et surfer,
surfer à s’en faire péter rétine et neurone, gouter à l’ivresse de piloter le grille pain depuis la douche et se googueuliser les dents pendant la mise à jour de la cafetière.

S’offrir sans compter au plus que nécessaire,
la quintessence de l’ère,
l’humaine transe enfin !

Soyons modernes,
épousons du progrès les courbes affolantes
soyons les rois du monde
seuls et
nus.

.

.

.

Glissons masqués

.

.

.

.

Malgré nos remparts intissés
nos enivrants forfaits
nos belles assurances, nos SUV et nos jouets par milliers
On pèse pas lourd
Face à l’État qui gouvernaille
et ne parvient à prendre sous l’aile de quelques 10 millions de Belgiens
(mille fois mille)
que douze
(une fois douze)
mineurs isolés issus de Lesbos en lambeaux,
douze enfants (en miettes eux aussi).


Malgré nos certitudes
de sucre rose enrobées,
sur fond bleu étoilé.
le dédain sans nom,
les œillères à foie jaune de ceux qui nous gouvernent
et se gobergent à nos contributions
méritent indubitablement notre plus ardent mépris,
… youpi ! ça fait de l’exercice.

Et le masque à cet endroit a bien peu d’interêt,
Car en ce genre de miroir on peut toujours se croiser.

.

.

.

.

.


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

Vous pouvez recevoir à domicile la dernière mouture de ce blog à l'instant T de sa publication.
Il suffit de déposer ici une copie conforme de votre adresse mail

Rejoignez 105 autres abonnés