Archive for the 'Carnet de poche' Category

Au vert

.

.

Rien qu’un peu,
si peu,
une once
un soupçon
et mes mirettes ravies sur ce coinsteau sans cesse revenaient paître.

Un bémol ici se permet :
Dans cette zone réputée rouge
Il n’y aura plus de cresson bleu
le Delhaize a fermé.
.

.

.

Le recoin du lecteur

Au calme olympien du dédale il oppose le tintamarre des pages épluchées. Le masque permet bien des audaces.

Au fond…

.

Entre nuit et jour ici ou là,
Sans déroger, après l’yoga
Le petit aquarelliste matinal sur la terrasse penche
Vers le papier un nez encore libre, un pinceau gourd
Et entre les lampées de café frais
Pigmente un peu sa vie.

.

.

.

.

À l’Ouest (te plumerai-je ?)

.

.


Pendant que sous la ligne bleue des Vosges
Ruminent et s’amassent les silhouettes de nos soucis prochains
On vit de grandes choses et on n’en loupe rien.

.

.

.

.

Au bout du couloir

Dans l’attente
surfer assis
surtout
n’être à soi
qu’à minima.
.

.

.

.

Au bord

.

.

.

.

.

.

Beaux comme des dieux

Rose orangé dans les flots bleus

Luisants soyeux vers l’horizon

Nous fûmes l’été

Nous sommes d’airain

Rien ni jamais ne nous éteint.

Ainsi fond…

Ainsi fond fond fond
l’espace entre abime et on

Ainsi vont vont vont
les p’tits fours et les nations

.

.

.

Bon dimanche (à toute la terre)

au gué

.

.

Vive la rose et le lit là.

.

.

.

.

Merci Maurice.

Au frais

.

.


Au havre de paix l’apatride masqué reconnaissant

.

.

.

Pax ardennense

.

.

Aux Vieilles Forges coule la Faux
On dirait le Pays d’en Haut

.

Au petit matin radieux
Des algues bleues une fée
Se fout en large et en longueurs
Comme nue dans l’onde amusée


Le lendemain, trop humain
la plage a l’amer teint des bitures,
une gueule de bois de baie des ordures et
en lieu et place de la divinité d’hier
un as du détecteur en combi drague et bipe
et clapote dans l’espoir d’extirper à l’époque,
au silure, à la carpe, au brème une breloque
plaisir d’offrir à sa moitié qui sur la berge fripe.

Aux Vieilles Forges coule la Faux
On dirait le Pays d’en Haut
mais si tu crois voir un huron
fais donc bien taire ce vieil écho.

`

.

`.

.



Tant qu’à l’eau aller…



Une cruche ayant tout lu et aussi son contraire
Pensait qu’on ne s’enrhume que dans les dispensaires
Un microbe vint à passer et la tête la première
Lui donna un peu tort puisqu’elle git au cimetière.



Mortalité : masquée ou pas, ton heure viendra.


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

Vous pouvez recevoir à domicile la dernière mouture de ce blog à l'instant T de sa publication.
Il suffit de déposer ici une copie conforme de votre adresse mail

Rejoignez 103 autres abonnés