Archive for the 'Carnet de poche' Category

Virginie forever

Un beau jour, sur une polka de Bach, Mozart ou Johnny
je l’ai rencontrée, étrange créature mi femme, mi fée, mi à faire
et depuis, entre nous, j’apprends le collage et, aveuglément, j’la vois partout,
Virginie, c’est mon pèkèt, c’est mon Armorique à moi
même si elle est trop bien pour moi comme dit son cousin Blanquart.
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Vous pouvez suivre ses aventures sur le site de la compagnie Karyatides dont j’ai l’honneur d’être, grâce à leur confiance un peu miro, pour beaucoup.

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De tram, mon sang n’a fait qu’un tour…

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De tram, mon sang n’a fait qu’un tour
Pour tomber en amour pour ce gentil blindé
et ses cris de ferraille jamais non ne m’oxydent
que ce soit à Bruxelles Roubais ou bien Koksijde.


Car en sa carapace je me sens malabar,
Et le temps et l’espace font d’étroits grantécarts

Comme au cinémascope on voit doux défilé
on gigote en dedans comme si on s’essorait
entre nous frères humains,
les belles et les vilains
sauf…

… sauf

… … sauf quand y a une grosse pube dessus collée.

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fable de saison

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L’autre jour la Fontaine aurait bien ri aussi :

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Trois cent yacks eurent beau fondre aux confins du Tibet

Sur Bruxelles Capitale, mai restait fort frais 

Et ses matins sévères faisaient peler le jonc

Du sans domicile fixe dont on taira le nom,

Mitoyen de la passe qu’emprunte un train sur trois

Dans ce pays exsangue qui nourrit bien ses rois.

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Il décida (dit-on) de s’offrir à l’aurore

Une petite flambée puisqu’il n’était pas mort

Las, le feu s’en prit coquin au câble mal isolé 

Qui nourrit le fier flux de navetteurs excentrés

Et ma riante contrée, Capitale de l’Union, 

À l’aube des élections sur le coup disjoncta.

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Le patron d’infrabel relayé par la presse 

Voulut qu’on pendouilla l’auteur d’un tel méfait

Parti, on l’imagine sans laisser son adresse.

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Il suffit donc d’un rien pour bloquer un pays

Et des riens de cet ordre il en pousse jour et nuit

Mes yacks du début te l’auraient dit aussi 

Croissance, la Terre surchauffe, compte tes habattis.

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Voyage en misarchie…

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On vit une époque formidable où la vitesse à laquelle on fonce dans le mur est sensiblement proportionnelle à l’érection de celui-ci ce qui fait de l’ombre alors on n’y voit plus très bien et on éternue (ce qui ne ralentit rien)…

J’apprends au détour d’une oreille que le Voyage en misarchie (Essai pour tout reconstruire) dEmmanuel Dockès sort en poche, et c’est tant mieux.
Il vaut je trouve son pesant de pavés insurrectionnels et de pétitions dans le vent,
et malgré des passages un peu là pour faire livre, ce bouquin m’a laissé une joyeuse et persistante impression qu’il y a encore du possible.


Essayez-le pour voir (mais pas sur amazon hein, en plus d’épaissir le mur ça donne de graves et honteuses maladies ! )

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les premiers seront les derniers…

« les premiers seront les derniers* »

… Était-ce un mercredi au catéchisme ? Un dimanche à la messe ?… Je ne sais plus mais un jour j’ai entendu ça
et là où bien souvent elle flottait, mon âme encore meuble soudain, au détour de l’épitre* fut touchée coulée.

Et je me demande aujourd’hui si la parabole de ce rouge Saint Mathieu** de recèle pas une des taquines bases de la relativité de toute heure donnée. Sans compter le sourd discrédit qu’il fit planer dès lors sur la course à l’échalote enseignée toute la sainte laïque semaine par ailleurs et depuis (bien avant que ce paltoquet de Blanquer qui n’a guère inventé la poudre n’y mette son granule de sodium pour jouer avec le feu)

Bref, ça m’aide soudain à comprendre pourquoi j’arrive si souvent en retard, ne m’en voulez pas, je viens d’un autre temps.

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*Matthieu 19.13-20.16

**C’est tout d’même à cause de lui et de sa blague du chameau face au chas d’une aiguille que bien des riches se sont détournés du Royaume des Cieux ™et par conséquent que les ronds points sont dans cet état.

PS : Vive l’heure d’hiver, la seule, la vraie !

Adieu camarade (et tant pis si c’est tarte)

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Georges, franchement, je pensais pas ça possible.

Toi le Super hero en civil, 

plus royaliste que le roi, plus anar qu’un chat, 

toi le type à qui j’ai connu le plus d’ennemis, 

s’amoncelant comme un fan club 

sous ton grand rire plein de dents.

Aristochat parmi les rats de labo.

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Toi le poète d’on ne sait où, cousin d’Apollinaire ou de Braque,

ton départ nous laisse petits, frères et pauvres

mais riches de t’avoir croisé, 

bien dans tes babouches d’emir sans palais,

Orage qui jamais vraiment ne pétait

Avec ta gueule de pâtre grec

Loup solitaire ami des mésanges et des hublots

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Sans toi

Ostende va briller un peu moins, 

Venise va clapoter à vide 

et le plat Barbant wallon va redeviendre égal à lui même maintenant qu’il n’est plus -quelle horreur- arpenté -quel honneur- par tes antédiluviens godillots montagnards. 
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Il va falloir bien de la ressource à Cioran pour expliquer sa présence pépère au ciel à son plus fidèle lecteur.

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Salut Georges, merci pour tout et encore bravo.

à Anne, aux siens, mes sincères condoléances.

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Vœux sétois…

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Il s’agissait de recycler au moins l’un de ces jolis sapins vachement abandonnés au retour des vacances de Noël au souvent grand dam des enfants et comme je n’ai pas de cheminée…

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le Billet n°13, des nouvelles de la Compagnie Gare Centrale.

Depuis quelques années, la Compagnie Gare Centrale me fait l’honneur d’une carte blanche pour lui pondre une newsletter. J’ai bien le plaisir de vous livrer le treizième Billet :
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Un clic ici vous mènera au billet proprement dit, pour le reste, advienne que pourra.

mais vous pouvez aussi cliquer

car ne dit on pas que la liberté c’est de choisir ses liens ?

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Trouver sa voie

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Bonne année à la Société Nationale des Chemins de Fer qui depuis quatre-vingt ans irrigue le territoire de valises en cartons, de sacs à dos, de conscrits, de naveteurs, de congés payés, de plus ou moins jolies colonies de vacances, de trafiquants de confitures, de représentants de commerce, de vigipirates, de clandestins, de gens qui ne sont rien, de décideurs en goguette, de gilets jaunes en puissance… Et si la vie est matière de choix, feu ce service public est peut être la grinçante preuve que tout le monde n’en a pas l’embarras.
Sans parler de la chance de ne pas se voir fermer la ligne.

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La réalité vraie

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Priscilla dès l’aube sur la planche avait eu du pain
Mais peu à peu, parallèle au soleil
le lustre regagnait le bistrot
Et les clients encore rares après la vague matinale
n’allaient plus tarder à revenir s’émietter
Quand enfin elle put souffler un peu.

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à quoi bon parfois

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« si ça continue, faudra qu’ça cesse »°


Alors que la terre est plate, que le temps file et que le pergéli désole, bref que les choses sont ce qu’elles sont, aux commandes de nos fortins à roulettes, de nos poches de solitude blindées, nous formons chaque jour de multicolores et pétaradants colliers au nez et à la barbe de l’avenir qui, à priori, devra donc se passer de nous, tant pis pour lui.

°Hubert Felix Thiéfaine in l’ascensceur de 22h43


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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