Posts Tagged 'autobiographie par les plantes'



Self hipster crevette hâlée

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Par l’été encore ébloui
un peu par vous aussi
(mais si, mais si)
en bon nanti
je n’ai pas que maigri
et sous ma peau assujettie
le bon dos d’un beau QR
d’argent luit
bien allocataire
et qui, oui qui
c’est qui dit
 » merci « 
?

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Cousinade

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La vache a son affaire n’a ni demain ni hier elle est, point.
Je sens sous mes faux airs et mes bonnes manières un éloigné cousin.

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En Ardennes

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Quand tout de ruine sera sans doute je prie pour ça toujours encore coquelicot reviendra.

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Et derrière lui oiseaux, forêts, symphonies et fracas
On aura nous
tout le temps nous
de reposer.

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Joies & Pénates

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Reprendre repaire, 
sur le plancher des vaches
réélire domicile
se remettre à l’attache  
ranger dans un trou noir
les affaires de camping
hors de la terre entière
se rempoter en somme
et patiemment at home
repartir en poussières.

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Mes aubes

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Mes aubes au pieu s’ébrouent
je quitte la tanière,
des excès d’hier
mes aubes en voient le bout.
Sifflotant in petto
mon salut aux zoiseaux
je me cherche et me trouve
derrière les barreaux
du balcon, mon pelage soyeux
livré en remontant
au moustique joyeux
de chez la Montaland.

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Le SPAR fait vivre

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Le saviez-vous ?
le nom des enseignes SPAR vient du néerlandais « Door eendrachtig Samenwerken Profiteren Allen Regelmatig »
Ce qui dans la langue de Félix Potin donne :
« En coopérant harmonieusement, tous profitent régulièrement »
Comme quoi y a pas plus scout-toujours que la finance.

Et une pensée, une pour le grand Jef Bézosse qui s’en va ce jour trouer l’espace,
puisse-t’il y rester tiens, ça ferait joli.

Aux poales

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Le train soudain eut mieux à faire
qu’à découper la rase campagne
et d’éloigner mes minces affaires
pour me rendre à la cocagne
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Suspendus au vol stationnaire
il nous laissa, pauvres usagers
pédaler dans le vide super
d’un destin soudain débotté

Plus loin on pulvérisait
en gare un colis dit suspect
empli de souvenirs légers,
sans doute un oubli passager

Par la vitre à l’horizon bouché
un graminée me fit risette
mais le moral dans les chaussettes
elles mêmes dans mes petits souliers
j’ai du m’être le doigt dans l’œil
et, la larme opportunément tirée
coula au masque et m’épargneul
l’éternuement très déplacé
dans l’accoudoir du TGV.

Lui d’habitude si bavard
comme par miracle ou par hasard
sans un mot est reparti
le colis abandonné à vie
portera le chapeau troué
du quart d’heure à nous prélevé.

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Changer de chaîne

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Une bonne semaine

sans radio ni

infos en daube

servies.

À tes fontaines

j’ai bu, j’ai ri

Bruxelles sel de

ma vie.

Changer de chaîne

voir du pays

revenir à l’aube

verni.

Seul sur ma plaine  

je suis ici  

plus un microbe  

merci.

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Aubes tardives (d’avant le déluge)

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Être au bord du monde au saut du lit
suivre la farce appliquée des ombres qui filent et débobinent la nuit.
Les rater de prés puis penser à autre chose.
il doit y avoir pire comme reveil, je le crains.

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Comme à Ostende

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Ce dimanche là
il a plu
une réussite.

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Non, rien

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                   Parfois dans l'ombre grince une dent 
                   ou tel un zéro matinal 
                   sur Pearl Harbour pointé 
                   te tape sur l'épaule l'affreuse réalité. 
                   Heureusement d'autres fois non. 


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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