Posts Tagged 'autoroute'

Déroute salée

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Que vont devenir tous ces kilomètres qu’à sec ne pourrons plus avaler ?
Vers qui se tourneront nos goulus péages, fiers autogriles, bœufs jardiniers ?
Y a bien l’éléctrique mais c’est pas tout à fait fait.
Et les pauvres radars, qui les fera tinter ?
Et ces cons containers, macéreront-ils à quai ?…

… Tiens, à propos de quai, ci-liée une pétition pour dire zop à la fermeture de la gare de Rethel (franches Ardennes), centre du monde au moins pour les amatrices et teurs de bon boudin blanc et les ceusses qui connaissent le Moderne (pile en face), ses effluves robusta dès l’aube et ses chambres équipées des cabines de toilette de feu le France, tricolore gloire trémolée par presque feu Sardou.
Franchement, alors qu'(enfin) l’essence se fait rare, est-ce naviguer bien à vue que de fermer des gares ?

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annales d’autostrades

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tranche d'aire de repos

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Au bord des grands axes

tandis que soupire en crépitant ton moteur, tu pilotes pour un euro cinquante une machine à café,

relèves la tête un poil hagard et la maintiens par miracle hors des rayons du nano supermarket.

tes mains, peu avant séchées au laser bleu t’échappent encore quand même un peu.

Il arrive pourtant parfois , comme cette lotoise fois une aire (du Jardin des Causses, au généreux balcon) détendue

où un vrai sourire avons reçu, entre les gâteaux à la noix, d’une serveuse tombée des nues.

La bonne aire de Lozère venait d’être détrônée.

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station service super heroïne

par ailleurs

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Régulièrement dans les aires, de gros bus bariolés vomissent leur hébété contenu

qui se répand en bovin tsunami sur le carrelage blafard, sous les mornes néons,

dans la filandreuse musique en panne d’ascenseur et régulièrement d’effroi

aux baies vitrées se cogne en reculant  la civilisation…

j’ai été de ces bus, je vous demande pardon.

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J’aime bien aussi leurs forêts de mégots.

Maternité autoroutière

C’était l’été, les guêpes butinaient aux poubelles le trop plein de ketchup,

les camions paissaient,

les pleins se faisaient, vibrant sous la promesse solaire,

c’était les vacances, on en profiterait.

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Mon aire, mon repos

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Au creux des Margerides, à l’ombre du Gévaudan,

sans favoritisme aucun voici mon aire préférée,

dite des mégalithes ou de la Lozère

(et des drap de bains à loups imprimés )

Pas de muzaque, de Salers le steak, les frites dorées sur tranche, des serveuses aux belles couleurs franches.

On en oublie presque l’autoroute en contrebas et les pauvres bénéfices records de Total nous passent bien au dessus de l’aligot.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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