Posts Tagged 'civilisation de pointe'

Ondoyer

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La vie sur terre 
n’est-ce pas requiert 
souplesse, fermeté,  
flegme, alacrité 
afin qu’éclose  
ce qui croît,  
qu’advienne  
qui pourra 
tandis que nécessité fait loi 
mais tout le monde  
Non tout le monde 
n’nait pas sur terre  
coiffé comme la reine d’Angleterre 
 
Et il se trouve qu’à France inter 
Où l’on écoute la différence 
On a r'mercié d’une élégance 
Aride et froide 
con, gestionnaire 
Une voix de nos vertes enfances 
Une figure plutôt tutélaire 

O pas l’Nagui, sa majesté, 
Pas la comtesse de Salamé  
Ni l’immuable Demorand  
qui sait faire parler les plus grands 
Mais la fervente Noëlle Breham  
De la radio petite grande dame 
Chaperon du bébé au bobo 
Sur ses fameux petits bateaux.   
Noëlle aux mille CDD 
Voulu croire qu’espérer 
Un CDI lui serait permis. 
 
Mais Sibylle de la Marche Forcée 
Depuis son trône a dit nenni  
Et la nique ainsi lui faisant 
S’tire une balle à bout pourtant 
dans l’pilier de l’antenne 
Source d’auditeurs pérenne 
Déjà qu’y a plus la redevance ! 

Sainte Sybile du saint des saints 
cost killer devant l’éternel 
Toi qui -qui sait ?- t’en vas demain 
Ta vie sur terre se résume-t’elle, 
Après les hostos parisiens, 
D’au mieux saborder radiofrance ? 
Pauvre de toi et d’ta finance.  

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`la pétition

.Merci à ma chère sœur pour le tuyau.

Persevere diabolicum

On nous bassine on nous chipote 
on nous noue à tout ce qui pas n’urge 
on nous harnache aux titaniques 
Latour prends garde à la critique 
tout si funèbre à l'horizon 
qu’en a sombré perfide Albion 

Alors qu’allons, sommes bons hôtes 
et sûrs de nos fesses ignifuges 
ne cédons pas à la panique 
nus perfectionnons nos plastiques 
brisons là, minute, papillons 
la chère peau du petit oignons 

Car c'est si bon d’être à la côte 
amer Adam devant l'Déluge 
sûr de son fait, fort de sa trique 
avant que l’Ère ne nous pique-nique 
et qu'on déguste pour de bon 
oppressons les requins citron.

Sempé forever



Miracle d'après guerre dont le départ nous laisse encore plus entre petites gens,
sauve qui peut et merci infiniment
Et bien le bonjour au panthéon.

Grâces

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Un jour, peut-être par je-ne-sais-quoi rendu moins ingrat
ou plus finement subtil, remercierai-je du fond du foie les parents
du smartphone de m’avoir en pâture et sans jamais faillir
livré tant de modèles tout à leur pose acquis(e)s.

Ou pas.

Adios nonante cinq (non événement)

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Sans fleur ni couronne apprenons par la bande l’abandon sans tintouin par la maison Windows d’Internet Explorer.
Premier navigateur nous collant à la toile d’un vaste et plat monde dont on n’est globalement pas sortis, naufragés volontaires ramant à toute G vers le bug absolu.

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Aux Goélands

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J'aimerai saluer les goélands qui sont oiseaux épatants :

D'abord car sous leurs airs farouches, 
Sans rouler nulle mécanique 
ni mouliner moindre tue-mouche
pas une heure, qu'elle claque ou clique 
sans qu'ensemble ils ne rigolent.

L'œil aquilin, l'aile sûre, ils pleurent hilares le bec au vent. 
Depuis quelques millénaires, ptérodactyles avé l'accent !

Mais surtout, quand par chez eux un petit prend son élan 
pour en l'air le tout risquer à ses premiers battements, 
Portant l’élève Livingston tout le clan se fait école, 
enceignant au plus serré ses premières heures de vol. 

Et puis, j’en ai jamais vu un qui scrolle.


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En attentes

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Tout retourné

le voisin baille 
volets mi-clos
la télé fait sa météo

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Du progrès

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L’île du Barou sort de l’étang
depuis très bientôt cinquante ans,
que ça s’fête ou qu’l’on s’en foute
il y a des choses que l’on n’arrête
et loin des ambitions replètes
des décideurs sans foie ni doute
désormais c’est comme des grands
que s’y butent aussi les enfants.

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Déroute salée

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Que vont devenir tous ces kilomètres qu’à sec ne pourrons plus avaler ?
Vers qui se tourneront nos goulus péages, fiers autogriles, bœufs jardiniers ?
Y a bien l’éléctrique mais c’est pas tout à fait fait.
Et les pauvres radars, qui les fera tinter ?
Et ces cons containers, macéreront-ils à quai ?…

… Tiens, à propos de quai, ci-liée une pétition pour dire zop à la fermeture de la gare de Rethel (franches Ardennes), centre du monde au moins pour les amatrices et teurs de bon boudin blanc et les ceusses qui connaissent le Moderne (pile en face), ses effluves robusta dès l’aube et ses chambres équipées des cabines de toilette de feu le France, tricolore gloire trémolée par presque feu Sardou.
Franchement, alors qu'(enfin) l’essence se fait rare, est-ce naviguer bien à vue que de fermer des gares ?

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Un trou dans la raquette

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Le pancho par grand vent

C’est aussi tapageur

Que peu dissuasif

Somme toute et finalement

c’est assez décevant.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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