Posts Tagged 'civilisation de pointe'

Aux Goélands

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J'aimerai saluer les goélands qui sont oiseaux épatants :

D'abord car sous leurs airs farouches, 
Sans rouler nulle mécanique 
ni mouliner moindre tue-mouche
pas une heure, qu'elle claque ou clique 
sans qu'ensemble ils ne rigolent.

L'œil aquilin, l'aile sûre, ils pleurent hilares le bec au vent. 
Depuis quelques millénaires, ptérodactyles avé l'accent !

Mais surtout, quand par chez eux un petit prend son élan 
pour en l'air le tout risquer à ses premiers battements, 
Portant l’élève Livingston tout le clan se fait école, 
enceignant au plus serré ses premières heures de vol. 

Et puis, j’en ai jamais vu un qui scrolle.


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En attentes

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Tout retourné

le voisin baille 
volets mi-clos
la télé fait sa météo

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Du progrès

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L’île du Barou sort de l’étang
depuis très bientôt cinquante ans,
que ça s’fête ou qu’l’on s’en foute
il y a des choses que l’on n’arrête
et loin des ambitions replètes
des décideurs sans foie ni doute
désormais c’est comme des grands
que s’y butent aussi les enfants.

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Déroute salée

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Que vont devenir tous ces kilomètres qu’à sec ne pourrons plus avaler ?
Vers qui se tourneront nos goulus péages, fiers autogriles, bœufs jardiniers ?
Y a bien l’éléctrique mais c’est pas tout à fait fait.
Et les pauvres radars, qui les fera tinter ?
Et ces cons containers, macéreront-ils à quai ?…

… Tiens, à propos de quai, ci-liée une pétition pour dire zop à la fermeture de la gare de Rethel (franches Ardennes), centre du monde au moins pour les amatrices et teurs de bon boudin blanc et les ceusses qui connaissent le Moderne (pile en face), ses effluves robusta dès l’aube et ses chambres équipées des cabines de toilette de feu le France, tricolore gloire trémolée par presque feu Sardou.
Franchement, alors qu'(enfin) l’essence se fait rare, est-ce naviguer bien à vue que de fermer des gares ?

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Un trou dans la raquette

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Le pancho par grand vent

C’est aussi tapageur

Que peu dissuasif

Somme toute et finalement

c’est assez décevant.

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Hyperlien vaut mieux que rotules au ras (un site)

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Ce petit mot de rien du tout pour vous remercier d’apprendre ici l’existence de mon modeste sitinternette, timidement tapi derrière ce clic.

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Au train quotidien°

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  • finir la nuit

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Valleraugue

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Ses morts pour la France,
son taux de chômage,
ses maigres retraites sans trop trop d’avantage.
Ses joies, peines, purée de châtaignes.
Ses gilets jaunes au patère frémissant,
Ses confluents, leurs crues,
son boucher bien saignant,
sa belle épicière
ses « minute papillon »…
Toutes choses qui toujours échapperont
plus à l’énarque qu’à l’omicron.

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Quo vadis ?

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Une fois dûment scanné
on peut dans l’anisette
piquer franchement du nez
ou dans la pils peut-être
faire de belles grandes brassées
c’est la magie QR
de la liberté vraie.
Le bon grain et l’ivraie
tous vigipiratés.

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Aux Vieilles Forges born again

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Sisyphe de son beau jouet rouge diesel un jour sur deux peigne la girafe, déssalope la plage dans un noble et gras nuage.

Un yogi matinal cherche sous la nuée un trou, une clarté à saluer à l’abri de la bise et relit son bréviaire sous l’abat-jour de brume. De rares chien.ne.s se promènent, leur maitre.sse en bout de laisse finit sa nuit. sur le parking desert, la saison fait tâche d’huile. Quant à moi, au mépris du silure, barbotant à mon rythme dans la baille officielle je fais je crois bien rire les canards.

Aux Vieilles Forges fourbir ses vieux os, si la vie n’est pas finie elle peut reprendre… plus haut ?


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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