Posts Tagged 'Sète ici Sète…'

Rose matinale

Quelque part en juin 
Elle ne se doutait guère
On ne se doutait pas
Que bientôt à l’étroit
Serions sérieusement
Pour notre plus grande joie.

Urbains matinaux

l’éboueur chasse la nuit  
d’un balais solitaire 
Un pas vient, l’éclaircit 
Passe la boulangère  
Qui salue l’éboueur   
C’est l’aube donc ils se croisent,  
Et les devoirs appellent 

« Bon courage » lui dit-il 
« Allez merci » dit-elle.   

Alors du coin du globe 
Jusqu’au point de la rue 
Occulaire il s’agrippe 
À ce bas du dos bombe   

À son orbite rendu 
D’ordure et de gâchis 
Encore un peu lévite  
Sur la nuit qui retombe 
Un oiseau napolite. 

Matins (tant va la cruche à l’eau)

Au large d’Okinawa fut retrouvé le mois dernier masqué, palmé, le corps sans vie d’un fameux mangaka adepte (comme votre obligé) du tuba. Souvent depuis entre deux brasses je pense à lui. 
Paix à son âme et inch Allah !
On ne pèse pas bien lourd et
il en faut du bagage
par les temps qui courent
pour être un peu léger…

Léger qui pas forcement ne flotte
Flotter qui pas forcement n’est gai.

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Aux martinets

Skywalker matinal 
tu ne dors m’a-t’on dit
jamais qu’en l’air.
Peut-être d’infimes siestes
éclair,
Comme la vie,
Comme passent les amis.


Ô temps, vieux carnivore, suspends ton larcin et goûtons à la joie de les voir virevolter, À la paix dingue de cette vérité vraie.

Aux Goélands

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J'aimerai saluer les goélands qui sont oiseaux épatants :

D'abord car sous leurs airs farouches, 
Sans rouler nulle mécanique 
ni mouliner moindre tue-mouche
pas une heure, qu'elle claque ou clique 
sans qu'ensemble ils ne rigolent.

L'œil aquilin, l'aile sûre, ils pleurent hilares le bec au vent. 
Depuis quelques millénaires, ptérodactyles avé l'accent !

Mais surtout, quand par chez eux un petit prend son élan 
pour en l'air le tout risquer à ses premiers battements, 
Portant l’élève Livingston tout le clan se fait école, 
enceignant au plus serré ses premières heures de vol. 

Et puis, j’en ai jamais vu un qui scrolle.


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Haut laurier noble garni

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Sous le manège oripilé des martinets
c’est mai

Les tourterelles turquent,
palombent les ramiers,
s’affaire l’étourneau.
Marmots plein la canopée.

Quantité d'insectes
Aussi, salés plus ou moins
Qu’allègrement becquettent
Nos zélés voisins.

Les goélands au coin vitupèrent et raillent
Une pie passe, repasse et trisse
baille le chat, on peut toujours rêver.
La vie est belle et pour durer
Au pied du généreux laurier.

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Du progrès

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L’île du Barou sort de l’étang
depuis très bientôt cinquante ans,
que ça s’fête ou qu’l’on s’en foute
il y a des choses que l’on n’arrête
et loin des ambitions replètes
des décideurs sans foie ni doute
désormais c’est comme des grands
que s’y butent aussi les enfants.

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Quai des moulins (2)

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Plus besoin de filer en Floride pour en percevoir l’arrière-train
dans les reflets d’étain des rides une eau moisie ne va ni vient
des barques offertes aux salmonelles ondulent au parfum du super
flot cafit d’huiles essentielles loin des rosettes à bétonnières.

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(refrain) :

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c’était zoli,
c’était beau,
c’est tout pourri,
c’est ballot.

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Et je remets ici la pétition contre l’éblouissant projet de parking souterrain au centre de Sète (france) qui certes engraisserait bien quelques uns qui croient encore au tout-en- bagnole mais dépouillerait bien plus les sétoises et tois de ce riant petit bout du monde.


la pétition

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merci Odile, merci Cousin

Hors champs, des salades.

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Ici j’eusse aimé pour saluer ce redoux facétieux vous lier une reprise de « sometines it snows in april » par les Ramones mais j’ai beau gougueuler rien ne vient.

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Zanzibar (hissez haut)

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(Proute ! pouête ! tsoin tsoin !)

Du monde sans hésiter 
c’est l’phare des bénitiers, l’ultra super gargotte,
l'intégrale cabarette,
El nanan des boui-bouis, bref
l’or en bar de Sète.

J’en dis pas plus et me tais,
des fois qu’on me lirait
et que dans la foulée
on y puisse plus entrer.

Si tu veux fuir l’Histoire,
file donc au Zanzibar.

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Une épave °

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Pourquoi ?
Pourquoi glapis-je de joie
quand de mon fiel j’entr’aperçois
l’épave d’un vilain quatre par trois ?
Suis-je méchant si j’imagine
des larmes couler de Séguéla ?
Et chez Havas comme une angoisse …?

Mais si la touche un peu Mad Max que ça laisse sur l’horizon
ne manque jamais de me passer dans la rétine comme un frisson,
à chacune de ces épaves, sur mon cerveau je sens la caresse du vent.





et joyeux monday


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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