Posts Tagged 'transports en commun'

De tram, mon sang n’a fait qu’un tour…

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De tram, mon sang n’a fait qu’un tour
Pour tomber en amour pour ce gentil blindé
et ses cris de ferraille jamais non ne m’oxydent
que ce soit à Bruxelles Roubais ou bien Koksijde.


Car en sa carapace je me sens malabar,
Et le temps et l’espace font d’étroits grantécarts

Comme au cinémascope on voit doux défilé
on gigote en dedans comme si on s’essorait
entre nous frères humains,
les belles et les vilains
sauf…

… sauf

… … sauf quand y a une grosse pube dessus collée.

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les premiers seront les derniers…

« les premiers seront les derniers* »

… Était-ce un mercredi au catéchisme ? Un dimanche à la messe ?… Je ne sais plus mais un jour j’ai entendu ça
et là où bien souvent elle flottait, mon âme encore meuble soudain, au détour de l’épitre* fut touchée coulée.

Et je me demande aujourd’hui si la parabole de ce rouge Saint Mathieu** de recèle pas une des taquines bases de la relativité de toute heure donnée. Sans compter le sourd discrédit qu’il fit planer dès lors sur la course à l’échalote enseignée toute la sainte laïque semaine par ailleurs et depuis (bien avant que ce paltoquet de Blanquer qui n’a guère inventé la poudre n’y mette son granule de sodium pour jouer avec le feu)

Bref, ça m’aide soudain à comprendre pourquoi j’arrive si souvent en retard, ne m’en voulez pas, je viens d’un autre temps.

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*Matthieu 19.13-20.16

**C’est tout d’même à cause de lui et de sa blague du chameau face au chas d’une aiguille que bien des riches se sont détournés du Royaume des Cieux ™et par conséquent que les ronds points sont dans cet état.

PS : Vive l’heure d’hiver, la seule, la vraie !

Trouver sa voie

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Bonne année à la Société Nationale des Chemins de Fer qui depuis quatre-vingt ans irrigue le territoire de valises en cartons, de sacs à dos, de conscrits, de naveteurs, de congés payés, de plus ou moins jolies colonies de vacances, de trafiquants de confitures, de représentants de commerce, de vigipirates, de clandestins, de gens qui ne sont rien, de décideurs en goguette, de gilets jaunes en puissance… Et si la vie est matière de choix, feu ce service public est peut être la grinçante preuve que tout le monde n’en a pas l’embarras.
Sans parler de la chance de ne pas se voir fermer la ligne.

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Sagesse impalpable

 

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« si chaque jour est neuf, à toi d’en briser la coquille »  anonyme vaguement intemporel

 

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Au Tram, et caetera

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Sous les âpres vibrations du Tram

grince l’homme,

intranquille objet de sa mâle inquiétude.

La femme, elle, préfèrera

tant que faire se peut laisser couler 

avec la grâce imbue de son étrangeté même

et tant pis si j’ me leurre

Ça me berce.

Quant au marmot,

l’insouciant petit monstre,

vers l’avenir 

ne voit venir de la dernière heure  les spores.

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Fast and Selfious

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Du mac à l’iphone et de l’iphone au mac,
miss Très Geek Vedette 2018 n’a de tout l’trajet
pour ses voisins, les paysages enneigés ou leurs santons motorisés
pas eu l’ombre d’un regard.
depuis, je me sens vaguement pixélisé.

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Sous le néon, bronze qui peut.

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Pendant qu’on pousse le tram de nos impôts salés
d’autres s’envoient cocktails et leur peau sucrée
par les bons dividendes exhale une plénitude dont on doit s’inspirer
Pendant qu’on pousse le tram de nos impôts salés

En faire trop avec si peu

 

 

 

Tant de kilomètres égrainés sans même l’ombre d’un regard,
Mais où sont passées (ma bonne dame) les calèches d’antan ?

Transport en commun

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pioncette à 300 km/h

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Au cœur d’un éclair bleu, dans le paysage.

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Nec omnibus impar

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Et
On dit qu’il fait bon vivre dans les pays chauds
Or quand le froid s’y frotte croyez-moi il pique.
Loué pourtant soit-il, repoussant l’albopicte
Dont las à l’horizon déjà la trompe rebique.

Tricotons même un peu tard
une moustiquaire à l’isoloir
et de ton front aquilin
ôtes-donc ce pli vilain

Ensemble prônons le bus gratuit, si tu veux…

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fin de cambrousse

 

 

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Tiens, on dirait bien que la campagne est finie

et qu’on entre dans la zone :

l’hologramme de la Finance à le bouchon qui pousse,

la fille prodige flatte le terrain, attise les p(roject)eurs

et se tient les côtes en coulisses du grand défilé bisounours

où les perdants du premier tour sont priés

à grands cris d’orfraies

d’enjoindre leurs électeurs à changer de quai

suite à un incident d’isoloir de longue date envisagé.

Toi, de voix tu n’en as plus guère et tu aimerais bien

prendre un peu le temps.

(une pensée ici pour tous ceux qui ont voté utile dès le premier tour, faire barrage deux fois… quelle santé !)

 

Vive l’Arrêt Public, vive l’Affrance.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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