Posts Tagged 'transports en commun'

Cependant (bourgeons-nous ?)

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Ailleurs là-bas dans l’ombre du rideau de fer des percos rouillent de ne plus entendre nos grossières philosophades et nous ici, subdivisés, perclus, contraints à prendre poussière, on aura (si l’on veut bien s’épargner le gourmand décompte des cas quotidiens par Jean Jacques Demorand-Bourdin) on aura peut-être en ce printemps sous cloche la chance de se voir repousser du cerveau disponible.

J’imagine d’ici la taille de la cellule de crise qu’il va leur falloir déployer en haut lieu pour nous faire remonter dociles dans le manège, maintenant qu’on sait tout ce qu’il écrase.

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On est peu de chose

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On est peu de chose
Et on n’y peut rien
On l’aura compris
C’est l’humaine cause
C’est pas pour les chiens.

D’où alors ces clauses ?
De méfi, de dédain
En supplement gratuit
Aux ceusses qu’arrose
Le malheur quotidien ?

Parcequ’on a trop pour pouvoir en lâcher un peu ?
Parceque trop ne sera plus jamais assez ?
et Bling, quand notre cœur fait Bling
tout avec lui fait Bling
tiens voilà un nuage …


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Au tram et cetera…

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Parallèlement allons,
vers nos petits boulots
vers les grandes réformes,
chacun pour soi pourtant et le soir
au fond du lit, nos vies en séries.

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Qui es-tu-suis-je en somme ?

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 » Et… Est-il aussi dedans, ce silence de plomb tout autour de vous ?
Ce Rio Grande à peine troublé par le chant du cygne d’un demi sucre roux ? « 

Voilà ce que je peux être amené à me demander
quand dans la salle du petit déjeuner y a pas de BFM TV.

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Être au monde

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Et peu à peu, à l’ombre des hashtags glisser en Kardashie.
Mais je suis un félon et vous l’aurez noté,
elle lisait bien un livre et c’est moi qui l’ai posté.

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(supplément gratuit)

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Non loin de là, dans l’angle mort, un baroudeur loin de sa mère la dévorait des yeux.
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Et moi, qui étais-je donc ?
et où allai-je alors ?
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Valence TGV (bis)

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Au pied de la montagne oú l’horizon galope en souvenir du Facteur Cheval
Luit l’énorme piège à pigeons où ronronne entêtant l’alzheimer national*.

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Où les moustaches du chef de gare, drôle d’oiseau regretté, sifflent désormais dans les pales d’un robot balais.

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*Montpellier sud de france/Nîmes pont du gard/Avignon tgv… mausolées bétonneux où prospère la triste farce vidéo surveillée.

Paye ta joie au starbuck café.

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Lausannoises, l’eau ça noie…

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Presqu’aussi beau qu’en ce février
Il il était bon l’été indien (dernier)
aux bords du lac Léman j’en avais profité
pour m’y dorer la pilule, me farcir le gosier
au jus d’houblon local et – puis-j’ici l’avouer ? –

… Le dimanche arrivé…
j’ai voulu traverser cette petite mer Léman,
en face, j’ai vu Évian
et suis rentré bosser.

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En face le lac, mais loin.

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Sous l’abribus je n’ai pas pu vérifier
ce qu’on voyait le plus, du haut des balconnets
la ligne bleue des Vosges ou de blancs minarets ?
Porcelaine de Limoges ou Zemmour en télé ?

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(merci Julie pour ta patience)

Valence TGV, un bon bout du monde

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Et surtout dans ce nulle part de béton laminé par en dessous, rester ferme sur ses positions, le mollet alerte, le coude aux aguets, l’horizon dans le blanc des yeux.

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Et cette question, lancinante : « comment prendre son train lorsqu’il sera privatisé » ?

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La reine du pounti est au paradis.

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Un jour tout cesse et on laisse en bas les souvenirs.

Elle aurait voulu faire l’École des Chartes mais en ce temps là on ne choisissait guère et elle intégra la charcuterie familiale.

Si elle n’a pas fait carrière dans les vieilles pierres, elle aura été (et pas seulement pour ma pomme) un précieux témoin de la France d »avant » et surtout l’alerte cerbère, l’intègre monument d’une franche gastronomie, l’arverne incarnation de Ginette Mathiot.

Tutoyant l’écrevisse sur le chemin de la casserole, connaissant le prénom de tous les salers, cantal autant que Conté ou Mimolette, portant l’improbable pounti aux sommets fleuris et son aligot, par Toutatis! son aligot… À moins que ce ne fut de la Truffade…

… Janine, ne m’en voulez pas, moi qui distingue à peine une gaufre de Liège d’un Kougnaman, mes papilles resonnent encore de vos bienfaits… Repose en paix.

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Y a pas l’feu au train.

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Entre Lausanne et Valence
Entre Lausanne et Valence

Un instant, Miss Monde en voyage d’affaire lâcha son iphone de guerre lasse et glissa dans un coton sommeil.

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Elle alla y cueillir des petits pains aux myrtilles pour sa grand mère et tout y sentait si bon la noix à la vanille.

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Le reveil en seconde eut l’amer goût de poil gras de siège, advint alors Grenoble et dans une moue, elle disparit.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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