Un beau jour, on nous suggéra des vacances, et comme on est en démocratie, nous les prîmes.

Je proposai Ouessant mais la Réunion s’imposa fissa et un 747 fit le reste (avec nos économies).

Sous la chaleur exquise d’un soleil de plomb, nous pûmes fondre des jours heureux et livrer du sang neuf à des moustiques ravis.

Ce carnet hélas au pied d’une coulée de lave tâta de l’averse tropicale et je vous prie d’en excuser les effets infusés.

chez mon cousin des îles, notre bienfaiteur.

Afin de saisir l’esprit de l’île sans risquer sa peau, se plonger avant toute chose dans son annuaire…

baie de Saint paul le débarquadère

Puis prendre un café, avec vue sur la baie, mystérieusement interdite à la baignade…

pigeon en baie de St paul, machoires décoratives

Pigeon scrutant la baie de Saint Paul, tournant le dos aux souvenirs en bibelots du marché à touristes, ou le vent s’affaire à agiter joliment les chasse-esprits made in Madagascar.

On boit la dodo, bière mainte fois médaillée, dont les effets conjugués au soleil local peuvent faire un certain tort.

Notre premier temple tamoul, à l’étang de Saint Paul, le dépaysement se précise pour de bon.

Concert de cloture de l’année au conservatoire de St paul, ambiance de kermesse et , tout le monde peut venir chanter, une fille prend le micro et la nuit s’est enfoncé dans les siécles, Neandertal était un bluesman breton tombé du Mozambique.

(je ne me comprends pas toujours mais cette musique vient de très loin, pour sûr, et dans ce mélange , une humanité profonde. m’a ce soir là réjoui)

là bas itou, Marie navé innti kabri

devant la Pizzeria Al Cid, on fait la queue tandis que défilent sur des rythmes douteux les rois du tuning, mode d’expression décidément international de la virilité vraie.



Saint Expedit, Ora pro nobis

Port de Saint Gilles, réunion, soleil couchant sans aileron

le port de Saint Gilles, ville de zoreils, Knokke des tropiques, Saintrope du volcan,

on y mange de bonnes glaces au ti jacques (je ne suis pas sûr de savoir ce que c’est) chez Marie et les surfeurs viennent y faire les soldes.

massive batisse fruit d'une autre sueur

Maison Desbassyns,à Villèle, fière batisse, pimpant vestige de l’époque où la main d’œuvre ne coutait rien. Visite guidée passionnante.




  Joies du bain à la plage de l’Ermitage
en attendant le tsunami, il ne nous arrivait rien
Pendant ce temps, sans crier gare ni embûche, Noël approchait à mesure que  l’autochtone en pétards et fusées se fourbissait.



écouter Radio Freedom, peut vous ôter l’épine du pied.

Détail du Palais de mon cousin (aloe vera)



…Avant Noël, il y a le 20 dessamb’, fête de l’abolition.

Alors nous sommes retounés à Villèle où nous attendaient festivités conférences, gospel et maloya.

Detail du jardin de la maison Desbassyns, ces braves gens qui possédaient toute l’île et une bonne part de ceux qui vivaient dessus.

le conférencier , Patrice Pongerard, antropologue passionné, amer mais déterminé.

il faut bien noter que dans l’assistance, il y avait peu d’autochtones.

Après la confèrence,  un concert de Gospel s’est fait attendre avant d’emplir des tas de cartes mémoires.

Baie de Saint Paul, sans aileron, ni garantie.

Retour à la plage de St Gilles, entretenue au Bull pour la joie des petits et grands.

Noor al Islam, première Mosquée de France, à Sin-Dni.

un peu d’attente


Jardin de l’État, Sin-Dni


idem, et un resto chinois près d’un temple du même tonneau, dans cette même ville.


Vrac d’un peu de tout, de la gérante de l’unique franchise « Paul » de l’île qui fume comme un pompier aux holothuries dont j’ai pu partager le lagon.

le fruit du bananier s’appelle la baba figue. Pas eu le temps d’y gouter.


attente encore, à la CPAM de St Paul, dépaysant, pour un exilé outre Quièvrain.

Dicton du plongeur aguerri (notez les pantoufles marines protégeant les arpions des légions d’oursins), et détail matinal du palace au cousin



le jour même où ce carnet pris un déluge sur la cafetière, cette roue de vélo sembla de ses rayons rouillés bien se moquer de mon bic et moi, .



à l’aquarium de St Gilles, parmi les beaux poissons…

…Marines créatures aux couleurs chatoyantes
…aux noms délicieux (c’est le créole du requin bouledogue, qui avec son cousin tigre sème le terreur sur les côtes de ce pacifique département français)

Quelques attentes encore, pour gonfler ma collection
un ange passa, puis je me ressaisi le portrait, tuant l’attente un instant

Puis me vint à l’esprit que l’on pouvait tuer le temps en donnant son sang, ce qui eut le double avantage de me changer d’air et de plaisanter un peu (c’est toujours assez gai, le don du sang) et ça fait ça de moins pour les petits colporteurs de chikungunia.
Petite visite au Muséum d’histoire naturelle de Saint Denis


À gauche le microcèbe, à droite le Gombessa (cœlacanthe), tous deux plutôt plus à l’aise empaillés que dans leur milieu naturel où l’extinction guète sec.

le tangue est un hérisson comestible, quant au dodo, lé plus là.
spéciale dédicace (empaillée?) à Villeneuve lès Maguelone.
Sur le piano mécanique de mes grands parents, s’est longtemps promené un poisson trompette, je me demande ce qu’il a pu devenir.

Féminité                                                                                                        Mâlitude

En fait j’ai pas tant dessiné que ça pendant ces vacances, il faut absolument que j’en reprenne!


pti kaze en pay.

l’avantage, c’est qu’on y peut difficilement installer l’air co.

Soumettre à Davos: « l’esclavage préserve l’environnement »


petit bain au couchant

avant que les poissons ne se lèvent…

Chez Tonton Paul, l’incontournable gargotte de St Paul, il était temps, ça commençait à sentir le kérosène.

Salut à la Baie de Saint Paul, son sable noir, ses vagues argentées, ses requins tigres, son pigeon. Et paf, sidération, déjà l’aéroport, ô cruelle destinée!


et chacun de voir lo diab en pizama, lorsque s’arrache du sol le 747 au pilote bien moins enjoué qu’à l’aller, hélas.




Dans l’avion, sommeil agité, pendant que les écrans diffusent de mûrs navets, des images du matin me reviennent: Un type en savattes se battait contre les grégoires noirs protégeant leur jardin, il moulinait sous l’eau, géant con, darth vador en Quechua, misérable, et sa douce, montée sur un massif corallien, s’ésbaudissant de la couleur des jolis poissons comme une plateforme pétroleuse se gave de bitûme, et je m’en veux encore de ne les avoir pas envoyé par le fond.

Si vous en avez l’occasion, faites le sentier sous marin, sur la plage de l’Ermitage, à deux tubas de la réserve sous marine. En plus la guide est une sirène, ce qui est rare.



Valises, pleines encore de sable, qu’attendez vous? qu’on puisse prendre un métro!
M ais alors que le tapis n°7 restait immobile et vide dans les effluves détaxés d’Orly la matinale, l’éphèmére tribu que nous avions formé se délitait déjà et l’infernal train train allait pouvoir nous absorber.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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