Posts Tagged 'coquillages et crustacés'

À quoi ça teint ?

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L’été vint et
nous hâla.
Il s’en fut,
nous
pâlîmes

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La mer est plate

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La mer la seule la vraie celle qui m’a éclos m’a bercé la voilà je ris d’y avoir si pied.

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Kwéï ?

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J’apprends qu’on dit du goéland qu’il pleure ou raille et je lui entrevois soudain un faux air de crocodile ou d’autoportrait.

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Plouf

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Vague suis   
loin d’Hokusaï  
Sur les galets fonds   
ébloui et non.

Banc public avec vue

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À Mende un banc. Demain – qui sait ? les yachts ne courant pas les rues – mon abri côtier ?

Au bord

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Beaux comme des dieux
Rose orangé dans les flots bleus
Luisants soyeux sur l’horizon
Nous fûmes l’été
Nous sommes d’airain
Rien ni jamais ne nous éteint.

– septembre 2020

Au large

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Face à l’horizon flamboyant neuf, les pieds dans la carte postale,
on s’extasie, se sent petit, on est humain.

Las, épastrouillé par tant de beauté
les bras t’étant tombés tu ne rattrapes pas le masque qui,
emporté par le vent fripon se méle déjà à l’onde et
bientôt vogue au large où tu n’iras jamais.

Allons, avec le temps ça s’diluera.

Un beau jour il pleuvra des masques en poudre
et les martiens riront jaune.

Ça fera un joli vert.

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à propos de masques, un petit lien (en anglais)

Halons enfants…

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Et la neige qui vient sera-t’elle en mesure
de rafraichir l’été dernier ?
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Vacances, l’oubli tout

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Nu face à la mer
le petit ver de Terre
berce au doux clapot
de ce qui reste d’eau
un an de dur labeur
à gonfler sa sébile
de maigres épinards.
Une fois sec il rempile.

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Qui a vu voira

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playa a

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Il y a peu, plongeant dans une providentielle tranche de pastèque pour fêter la canicule, j’en vins à me demander d’où pouvaient bien provenir tous ces affreux mégots et merdouillis divers qui jonchent les plages de notre environnement grenellé.

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.playa b

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deux vues du bout du monde.

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 au vent du large

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Sur ce parking tanné par les vents

l’auto la plus étanche se mue en flûte de pan

Et les arbres malingres aux moignons municipaux

chantent à pleines branches, en canon « vive le vent »

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840 au ven t bis

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Pareils à des aigrettes

où tels des hérons

ils peignent fin la grève

furtifs et aquilins

en quête du trésor, ou de la pièce de cinq…

casqués, sourds à l’écume

ils pillent sous le vent

la plage abandonnée.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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