Posts Tagged 'poéme sot'

C’était chouette (selfies du bord de mer)

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Ah l’Horizon !
De marbre, immense, inhumain,
et nous, si petits si prompts à tenter à l’instinct
d’éterniser chaque instant bien à plat dans nos écrins.

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Rue du marais°

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À peine recrachée par le train, je suis une ombre à bonnet rouge
parce qu’il a neigé ce matin ou qu’hier soir en a trop bu.

La nuit encore tient le pavé, je vais attendre pour arriver,
ce café noir a gout de gale ou bien c’est moi qui n’en ai plus.

Sous les arcades sombre une famille, émergeant entre deux cartons,
sans gène un orgelet pétille là où la finance fait ses ronds.

Rue du marais à 1000 Bruxelles prospère une civilisation
chaque matin plus pestilentielle ou bien c’est quoi qui coince au fond ?


°On dirait que cette année rien n’a à voir avec la choucroute alors on rit on s’amuse avec Dominique A et son Twenty-two bar !

Parallèlons

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Vibre, tremblote, tinte, corne et fraye
ton petit bonhomme de chemin de fer,
mastodonte, emporte-moi où dois aller,
advienne que puisse, j’ai poinçonné.
Mais redis-moi, pourquoi faut-il que tu m’enguirlandes sans arrêt
moi l’usager et mes tympans de ton bip vraiment véhément ?

Bon hiver°

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Heureux l’enfant sage qui lève bien haut le doigt.
Ainsi, s’il beaucoup neige où que de l’école le toit
faute de moyens sur lui du faux plafond choit
les secours le r’trouveront plus aisément fissa
et s’il a plus de cinq ans, on te le vaccinera.

° Ami.e si tu cliques sur l’image, en cette frisquette fin 21, la magie des hyperliens te mènera jusqu’à une musique qui cette année m’emballa. Comme je ne suis pas Rock’n Folk, ça pourra te sembler réchauffé mais c’est d’bon cœur – (Bon Iver – the wolves)

Manants des sources°

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Il apparait que chez Black Rock
société fort philanthropique
on tire aux quatre coins du globe
sur les napperons phréatiques
afin que tout robinet s’accorde
à leur puissant fonds frénétique.

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Ça mériterait-i pas z’un p’tit coup de bélier ?

° Ami.e si tu cliques sur l’image, en cette fraiche fin 21, la magie des hyperliens te mènera jusqu’à une musique qui cette année m’a emballé. Comme je ne suis pas les zinrock, ça pourra te sembler réchauffé mais c’est d’bon cœur – (Under the Reefs Orchestra- une île)

Qui saura ? (trois fois)

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Dans la panade
jusqu’au cou
que reste-t’il
en perspective ?


De belles salades
et jusqu’au bout
pas l’ombre d’une
rétrospective.

Valleraugue

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Ses morts pour la France,
son taux de chômage,
ses maigres retraites sans trop trop d’avantage.
Ses joies, peines, purée de châtaignes.
Ses gilets jaunes au patère frémissant,
Ses confluents, leurs crues,
son boucher bien saignant,
sa belle épicière
ses « minute papillon »…
Toutes choses qui toujours échapperont
plus à l’énarque qu’à l’omicron.

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PCR forever ?

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Ce qu’il y a d’épatant dans ces visites nasales,
c’est qu’en contrepartie c’est très patrimonial.
Aux recoins désolés du vieux domaine public
on fait la file indienne comme pour voir l’Amérique
Et comme ça semblerait bien parti pour durer
avec un peu de chance on verra la Corée.




Protopensée métaquinqua

Si par le froid d’un hasard malheureux je devais sans préavis casser ma pipe j’en serai premièrement fort marri avant de déclarer à qui veut l’entendre que j’avais jusque-là été bien gâté pourri, merci.

Par contre, si par chance je survis j’en reveux du rab’ oh ça oui !

Cevenolade 4 (le feuilleton de l’automne)

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Partir en chasse à la châtaigne
Passer par un bel épisode
Faire du p’tit bois, porter p’tite laine
Vivre en quasi gastéropode

Ah pentu paradis !

N’entendre à l’aube que le cui cui
Des arbres en mue qui violoncellent
Et quand le soir s’accroche au poêle Oublier d’allumer l’wifi

Ah paradis bossu !

Rares ici haut vont les avions
Sourdes limaces au plafond
Peu ou pas non plus de pigeon
Sauf peut-être dans les faucons

Ah ventru paradis !

Voir du sommet danser les buses
Puis redescendre vers ma souris
Avant que comme Érode ne m’use
Je ferai bien là-haut mon nid.

Ah paradis rendu !

Onze ?

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Si ce célibat bat son plein
N’est-il pas paix durable et d’azur ?
Sans l’ombre dure d’un poil, ni d’usure ?
Sans la sempiternelle guerre mondiale ?

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PS : je pose cette fausse question en hommage à toutes les robinsonnades et en profite
pour saluer les publicistes de l’avenue Foch -vrais compagnons de ma libération- qui me chantent les louanges du singles day,
tout en me priant de bien vouloir garder un peu de ma CB pour vendredi dit black friday.


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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