Posts Tagged 'poéme sot'

Pouët en vrac


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Dans son carnet va très mollo
N’y risque qu'assez peu sa peau
Soupese la rime à demi mot
Pour faire bon poids, bien aller au
Galetas douillet de ce vieux blog
Où s’agrenouillent en bigoudis
Par le bon ton, ses mots polis,
Frisant d'un poil le monologue
Si seulement un peu rigolo.

Mais garde, comme il est gentil,
Le purulent rien que pour lui.

Ondoyer

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La vie sur terre 
n’est-ce pas requiert 
souplesse, fermeté,  
flegme, alacrité 
afin qu’éclose  
ce qui croît,  
qu’advienne  
qui pourra 
tandis que nécessité fait loi 
mais tout le monde  
Non tout le monde 
n’nait pas sur terre  
coiffé comme la reine d’Angleterre 
 
Et il se trouve qu’à France inter 
Où l’on écoute la différence 
On a r'mercié d’une élégance 
Aride et froide 
con, gestionnaire 
Une voix de nos vertes enfances 
Une figure plutôt tutélaire 

O pas l’Nagui, sa majesté, 
Pas la comtesse de Salamé  
Ni l’immuable Demorand  
qui sait faire parler les plus grands 
Mais la fervente Noëlle Breham  
De la radio petite grande dame 
Chaperon du bébé au bobo 
Sur ses fameux petits bateaux.   
Noëlle aux mille CDD 
Voulu croire qu’espérer 
Un CDI lui serait permis. 
 
Mais Sibylle de la Marche Forcée 
Depuis son trône a dit nenni  
Et la nique ainsi lui faisant 
S’tire une balle à bout pourtant 
dans l’pilier de l’antenne 
Source d’auditeurs pérenne 
Déjà qu’y a plus la redevance ! 

Sainte Sybile du saint des saints 
cost killer devant l’éternel 
Toi qui -qui sait ?- t’en vas demain 
Ta vie sur terre se résume-t’elle, 
Après les hostos parisiens, 
D’au mieux saborder radiofrance ? 
Pauvre de toi et d’ta finance.  

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`la pétition

.Merci à ma chère sœur pour le tuyau.

Life on Mars (je suis ton pair)

Dans l’eau brumeuse orangée je trempais
le souk épais des pensées en bataille
sous la surface de mon tuba touillais
en longueurs l’lac jusque-alors assoupi,
s'en échappait un soufflet sur le calme.
De mes tribules tu décrochais la palme.
À l’onde étale et douce sans fond à priori
Je confiais mes élans, ma panse, mes soucis
et finissais ma nuit.

l’été en brimborions

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Vive l’été, pas ses moustiques
ses pentes douces, pas ses pébrons
ses heures exquises très éxotiques
ses luxes abstraits, lisons ! lisons !
ses ombres dingues et guère obliques 
ses fesses à l’air sur l'horizon.
Vive l'été pas touristique et
Merci Jean-Paul pour le camion.

Du Commerce (un café)

À Épinal ce soir-là j’allai petit boire un vin blanc 
avant d’au lit plonger mes nerfs autoroutés et, sirotant 
vibrais encore en discrétos croquant contemporaines et rains 
de ce là-bas des Vosges faisant comme si je n’y étais point.
Et ça alla jusqu’à ce qu’encaissant mon chardonnay 
le patron gentiment s’enquit de ce que je scribouillai
en ce carnet et tout de go le lui montrai alors soudain 
nada : nul officiel, ni presse locale et encore moins miss Épinal, 
juste un « Oh c’est drôle, on dirait des dessins d'tribunal ».

Demain parfois sait s'imposer.

Attente encore

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Quelqu'un va venir,
ça ne fait pas un pli,
ou bien quelqu'une, 
mais qui ?

Persevere diabolicum

On nous bassine on nous chipote 
on nous noue à tout ce qui pas n’urge 
on nous harnache aux titaniques 
Latour prends garde à la critique 
tout si funèbre à l'horizon 
qu’en a sombré perfide Albion 

Alors qu’allons, sommes bons hôtes 
et sûrs de nos fesses ignifuges 
ne cédons pas à la panique 
nus perfectionnons nos plastiques 
brisons là, minute, papillons 
la chère peau du petit oignons 

Car c'est si bon d’être à la côte 
amer Adam devant l'Déluge 
sûr de son fait, fort de sa trique 
avant que l’Ère ne nous pique-nique 
et qu'on déguste pour de bon 
oppressons les requins citron.

Délivrez-nous du lest

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L’est pas fameuse la vie sur terre 
quand s’en mêlent ces musiciens ? 
Qui d’une langue belle éstrangère 
qu’on entend toudis comme elle vient 
et fait son miel façon kletzmer, 
 loin des si plats fins fonds mesquins,
de nos soirées inquiètes amères
d'un rien fermement nous retient 
Ensemble comme à l'avant guerre 
un pour tous et tous mesclun !


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Ej-ce Horo sont en concert tout bientôt vers Limoges et qui n’a pas vu le plafond de la gare des bénédictins n’a pas vraiment vu la France.

Déconvenus

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Elle était chaude et claire
sous les cieux éblouis
onduleuse pas peu fière
bonnasse hâlait son clapotis
mais il y avait
Pense à ne pas l’oublier
comme un « mais » car
l’été fut en effet
de méduses fort farci
Nous étions donc venus de loin
Pour au bord rester interdits
Tombés de haut tout de crême oints
fûmes au bain bien marris.




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NEANTOI (selfie de poche)

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Naitre un dimanche à la mi mai
Effectivement ne prédispose
Au dur labeur qu’assez peu mais
Néanmoins peut rendre fait et cause
Tribulant dans le mal ou pis
Objet futile ô petit chose
Inestimable si seulement si…


							

Au café du Bristol (Toulouse Toulouse)

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Suis-je une ombre ou celle d’un prince entre deux trains incognito on s’en fout bien fais tes valises.


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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