Posts Tagged 'poéme sot'

Au bord

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Beaux comme des dieux

Rose orangé dans les flots bleus

Luisants soyeux vers l’horizon

Nous fûmes l’été

Nous sommes d’airain

Rien ni jamais ne nous éteint.

Pax ardennense

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Aux Vieilles Forges coule la Faux
On dirait le Pays d’en Haut

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Au petit matin radieux
Des algues bleues une fée
Se fout en large et en longueurs
Comme nue dans l’onde amusée


Le lendemain, trop humain
la plage a l’amer teint des bitures,
une gueule de bois de baie des ordures et
en lieu et place de la divinité d’hier
un as du détecteur en combi drague et bipe
et clapote dans l’espoir d’extirper à l’époque,
au silure, à la carpe, au brème une breloque
plaisir d’offrir à sa moitié qui sur la berge fripe.

Aux Vieilles Forges coule la Faux
On dirait le Pays d’en Haut
mais si tu crois voir un huron
fais donc bien taire ce vieil écho.

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Tant qu’à l’eau aller…



Une cruche ayant tout lu et aussi son contraire
Pensait qu’on ne s’enrhume que dans les dispensaires
Un microbe vint à passer et la tête la première
Lui donna un peu tort puisqu’elle git au cimetière.



Mortalité : masquée ou pas, ton heure viendra.

Au large

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Face à l’horizon flamboyant neuf, les pieds dans la carte postale,
on s’extasie, se sent petit, on est humain.

Las, épastrouillé par tant de beauté
les bras t’étant tombés tu ne rattrapes pas le masque qui,
emporté par le vent fripon se méle déjà à l’onde et
bientôt vogue au large où tu n’iras jamais.

Allons, avec le temps ça s’diluera.

Un beau jour il pleuvra des masques en poudre
et les martiens riront jaune.

Ça fera un joli vert.

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à propos de masques, un petit lien (en anglais)

Queue de dimanche

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La chance a tourné,
le canal qui n’avait pas vu d’eau si claire de mémoire de mulet
a repris ses subtiles mordorures de gasoil,
une petite semaine aura suffi,
merci qui ?


La chance a tourné,
sur la plage déconfinnée, coquillages et crustacés tombent des nues en se découvrant cendriers,
poil au fûmier.


Allez Bonne Mère Nature, tu peux te le remballer ton covid* et trouver autre chose pour nous arraisonner.

* tiens oui, est-ce par souci de parité qu’on a soudain féminisé ce virus tel une vulgaire et cruelle tempête ?)
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Adieu Docteur

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il ne neigera pas, sa fenêtre s’est tue,
en bas l’étang sait-il que le bon docteur est parti ?

Ô taôn suspends ton vol…

Alors qu’il expose dans le cadre enchanteur du Méli mélo, l’auteur de ces lignes se propose de faire chaque jour ou presque une petite piqûre à votre curiosité.

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Ô taôn suspends ton vol
Et mire un peu la guêpe
qui jusqu’au fond du bol
se rit d’avoir été

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Voyage autour de ma chambre…

Dans le délicat cadre de son expo au Méli mélo, l’auteur de ces lignes se propose de vous faire chaque jour une petite visite glissée par le détail.

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Rue du Collège n’ai-je si peu compris
ce qui s’agrège, que sais-je ? dans mon esprit
Sous les cieux bruxellois
on a le poil qui luit
Et je me dis des fois
qu’c’est ça un nid…

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L’inconnu masqué (Sam’ Selfie)

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( C’est du monde connu le plus super héros,
L’étoile toujours montante, l’astre au Pass Mégalo
Tout le monde l’envie, le croit dans la télé
Universal Dee Jay ?
Coach à Beyoncé ?
Emperial Pétrolier ?
d’Europe matinalier ?
Tout le monde l’envie, grouille sous son égo,
Se rêve à ses côtés, à sa volonté plie, remercie le métro…
Tout le monde ravi une fois n’oserait douter… )

Au matin pourtant l’idole déjeune,
rembobine son cinéma de cocagne,
et entre deux selfies,
interroge son forfait.





Ainsi l’implacable destin faisait son petit bonhomme de chemin.

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Et de passer en plein été
par le toujours riant Lot qui,
sans ses garages moussus ne serait
pas tout à fait c’qu’il a été.

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Mais au fait, qui suis-je ?…

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au-petit-thouars

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Et d’où viens-je aussi détaché pour juger à l’emporte pièce
Ces couples qui ne quittent des yeux la haute définition de leur forfait illimité
Ces visages embleuis sous le feu frais de leur couteuse rampe LCD
Ces pieux dévots d’un progrès dont on pressent le dernier cri
trop présents au vaste monde pour s’abaisser au Maintenant et Ici
Oui, d’où viens-je ? moi qui googlise aux chiottes sur une antiquité
d’un an à peine, deux à tout casser, qui m’émerveille de choses fondamentalement périmées
et bidouille et bricole sans concession à la perpétuité
Hein, d’où ?
et avec quoi ?


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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