Posts Tagged 'poéme sot'

Mais au fait, qui suis-je ?…

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au-petit-thouars

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Et d’où viens-je aussi détaché pour juger à l’emporte pièce
Ces couples qui ne quittent des yeux la haute définition de leur forfait illimité
Ces visages embleuis sous le feu frais de leur couteuse rampe LCD
Ces pieux dévots d’un progrès dont on pressent le dernier cri
trop présents au vaste monde pour s’abaisser au Maintenant et Ici
Oui, d’où viens-je ? moi qui googlise aux chiottes sur une antiquité
d’un an à peine, deux à tout casser, qui m’émerveille de choses fondamentalement périmées
et bidouille et bricole sans concession à la perpétuité
Hein, d’où ?
et avec quoi ?

Raspoutine de

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Pitoresque avignonais

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Sec comme un coup de trique, hirsute et furibard,
d’arrache-pied il en jette et le voir malmener
son ch’valet au beau milieu du bar impressionne
certes, mais dans un coin du cadre détonne
un détail et soudain chez moi le réac’ sonne :
le coco d’un œil alerte puise d’une tablette ses traits
et alors que j’l’imagine martyriser de provençales ruines ,
des santons accablés, des oliviers recuits
la serveuse me confie : « il ne tire que des autoportraits » .
Bref, c’est un peu moi ce hérisson, ce bouillant zébulon
Sauf que mieux isolé, je ne sue que peu de chose.

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Radio France a un souci d’ADN ?

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Zonder Titulo

Sans Titre (Dans le poste) -pour Syntone-

 

 

Mathieu Gallet a beau nous jouer ses plus belles cassettes,

au bout d’un moment on perçoit comme une diette,

et la grève illimitée derrière les bluettes acidulées.

On sent des artisans des ondes la colère ravalée

derrière la peinture fraiche de la Maison Ronde

et si soudain on n’est plus d’infos gavés,

on voudrait des nouvelles de ces mouvements sociaux.

Puisse cette affaire de moquette fumer ce despote à galène

puisse-t’on voir sinon sa tête de bellâtre gérant au bout d’une antenne

au moins sous le pont Mirabeau son parachute en torche

et tout petit déjà loin passer le Havre pour Harvard,

à son clan d’eugénistes du Service Public renvoyé

sous les yeux ravis de nos feuilles enfin rendues à la bonne radio

ringarde puisqu’exigeante dans un paysage par ailleurs atone

tant il est bariolé de pub, de copyrights et d’hurleurs compressés patentés stéréo.

 

Merci ô mesdames et messieurs les grévistes de tenter de sauver notre radio.

 

Cela dit, il n’a pas complètement tort, le lisse Mathieu Gallet, l’homme qui cru inventer la radio filmée :

le numérique a du bon , il permet d’écouter la confrontation de ce « beau gosse »° et de ses administrés justement remontés.

et de signer la pétition de soutien à un service public nécessaire et ambitieux.

 

° d’après Pascale Clarck, artiste maison, passionaria de sa propre et bonne cause, DJ rebelle de la mèche pérmitente, soutenue elle par Jean Patrick Bourdin Cohen, roi du pétrole s’il en est.

aux moineaux de Lyon Pardieu

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pioupioux Lyonnais

j’avais un poème tout prêt
en hommage à ces éclairs bruns
ne faisant qu’une becquée
de la miette égarée
et n’ayant peur de rien,
et moins encore de la silhouette
en valise à roulettes
qu’on entend d’assez loin
et qui préfère Godzilla XXV
aux volatiles d’Hitchcok.

Enfin bref, je l’ai paumé.

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Pitchoune, et cætera

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 Zeg, warom niet ?

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Pitchoune,
Sous le bon soleil de Belgique
Et si j’en crois les statistiques,
T’as cinquante et des pour cent
De chances de naitre flamand

C’est pas un problème du tout,
Tant que tu sauves le monde
Tu peux bien parler papou.

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Pietchoen,
Onder onze leewkaise zon
En als ik cijfer goed begrijp
Heb je toch een of andere kans
Om franstalig op te komen…

Maak je toch geen zorgje
Als je Miss Monde wordt
Mag je zelfs griek murmelen.

 

 

 

Métacarpe Diem

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On ne le dira jamais assez mais
Quoiqu’il en soit croyez le moi :
Le gaz c’est fort périculeux
Comme l’illustre un récent avatar :
 
J’allais d’un pas alerte et
Coiffé du plus grand sérieux
Faire chauffer de bonnes pâtes
Sur le balcon, car le réchaud fuyant un peu
(Dehors c’est plus Noël, mais ça serait mieux)
 
N’écoutant que mon courage
je vous épargne les détails
mais la bonbonne de butagaz
glissa et chut sur m’pataugas.
 
En est-ce fini ?
de mon orteil opposable ?
d’un pas très provençal camaïeux
de bleus désormais bariolé.
En est-ce fait de moi ?
Suis-je à vie éschtroumpfé ?
Nous le saurons bien assez tôt…

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Aïe !

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Quoiqu’il en soit croyez le moi
Le gaz c’est fort périculeux.

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De la farce…

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Autoportrait à la clairière

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Parfois le dindon est en dedans
et parfois, c’est la farce qui fait le dindon
des fois l’état c’est moi et d’autres le no man’s land
mais, l’un dans l’autre et à la virgule près
on peut toujours se serrer les coudes.

vesperales cylindrées

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à Caluire

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Ces carrosses de Caluire fondent pétaradant

sur le bled à traboules où s’attend la ficelle.

Ils sont preux ces bolides aux pots dardés riants

aux arides esgourdes des guignols bienséants.

Survolant les bouchons de leurs chromes qui blinquent

ils remontent ondulant à l’ombre des grands crus

et parfument la vallée de pets ascensionnels

tandis qu’en bas Rhône Poulenc.

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pose claupe

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la pause clope

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J’ai bien cru te revoir mais tu n’étais pas née,

sirène aux tiges légères, aux bleues œillades filtrées

quand ton velouté m’érige au fond du potager

quand tes volutes sommières pulvérisent du lait.

Pas sûr, si j’me reperds que je m’écaillerais,

à ton maigre vestiaire, ado déboutonné

car du frai éphémère d’un trait ne m’suis tiré

pour voir ma vie super finir au cendrier.

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le Grand Vacant

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le grand Serge

le beau Serge, bananier républicain .

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L’ange surfe,
Paissent les plombs
Raisonnent les caissons
Repoussent les nouilles.
Les repas sont tous pris
les puces pianotent et
-on vous l’accorde-
la carpe reprendra bien un peu d’élan…
Serge, d’attaque toujours, dans son gant de velours
graisse quelques pattes
sucre quelques fraises…

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Si tous les osteos du monde…

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bbi rosso sm

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Si tous les ostéos

se donnaient la main

on aurait l’air malin

avec nos os en vrac.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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