J’aime les petits matins (bis)

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. De la culture la France peut s’enorgueillir d’avoir après un petit prince de l’automobile
hérité d’une rombière dessallée aux manettes dorées du ministère.

Les chances pour Bigard d’accéder au trône augmentent de jour en jour.

Juin ? vous avez dit juin ?

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Ben non, c’est déjà juillet.

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Aux oiseaux

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Des oiseaux la Patrie
Ingrate et contrite
Laisse trépasser les nids,
Poisons gentils
Sainte Industrie
Et le ciel vide sent le vomit.

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A new frontier

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Nous étions là,
sous la lune (deux fois pleine)
réduits à nos fenêtres
simples têtes bleutées
à regarder passer la crise et la quarantaine.

Dehors autour prospéraient oiseaux, graminées, poissons scies et tout peu à peu s’éclaircissait.

Là-haut, aux avant postes, les demi-dieux
qui confinent et gouvernent rajustaient nerveusement leur masque.
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Et puis comme par magie (et gestion martiale exemplaire)
on peut reprendre l’avion et désormais regarder passer
des trains de satellites.
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En avant l’après

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Sur la toile cirée
l’Avant repose en paix
Et l’Après rape un peu
Au bout du fil, l’araignée sifflote
« Demain sera toujours demain »

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Queue de dimanche

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La chance a tourné,
le canal qui n’avait pas vu d’eau si claire de mémoire de mulet
a repris ses subtiles mordorures de gasoil,
une petite semaine aura suffi,
merci qui ?


La chance a tourné,
sur la plage déconfinnée, coquillages et crustacés tombent des nues en se découvrant cendriers,
poil au fûmier.


Allez Bonne Mère Nature, tu peux te le remballer ton covid* et trouver autre chose pour nous arraisonner.

* tiens oui, est-ce par souci de parité qu’on a soudain féminisé ce virus tel une vulgaire et cruelle tempête ?)
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Cent mille et un mètre cinquante

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Cent kilomètres, t’imagines ?
il y a un siècle c’était la porte à côté,
n’empèche, Mère Nature, rentre chez toi,
l’Homme reprend ses droits.

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Dimanche au balcon

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Je suis mon propre pape et je me suis compris
Cette vie en conserve c’est urbi et orbi
Faisons donc une ronde, mon ombre avec bibi
Et allons voir du monde, sans croire que c’est fini.

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Zoning ensoleillé

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Quelques instants en lisière de la civilisation.

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En Forest

fenêtre sur la mer montée par temps couché, vent de travers en équilibre

D’ici la mer n’est jamais loin et l’on pourrait presque entendre siffler de Paris le train.

Peut-être le centre du monde, s’il n’était place Jourdan.

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Dimanches et jours fériés


Passer entre les doutes (dire bonjour aux drones ? se méfier des gamins ?) pour saluer l’impéritie des tampons qui nous gouvernent et nous vendent aux marchands de vent, car en ce drôle de matin de mai je me le demande : sommes-nous de la chair à dividendes ?




Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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