Riches heures

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Parfois l’attente accule à parcourir Elle

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D’autre fois, la canicule aidant, on peut fondre dans le paysage.

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Ou infuser dans le silence, longé bientôt par un pas qui approche… Chouilla trop tôt.

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Y en a qui bossent

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Pendant c’temps là y en a qui bossent
Carburent sévère sous leur crâne
filent l’haleine de l’auteur, dissèquent la phrase, soupèsent la virgule
puis vont déposer tout ça en souffle, parcequ’il le faut, naturellement
sur la pente intranquille et rongée des planches.
Tu sais, les planches ?
Ce truc à Molières et à Palais des Papes ?
Ce truc un poil enflé et très nid à poussières ?
squatté par des chomeurs qui vapottent toute la sainte journée ?
Truc qui pourtant fonctionne toujours depuis les bonnes vieilles cavernes et te donnes la chair de poule sans moteur trois D.
Encore faut-il que ça planche sévère, avec ou sans billets.

Et quelque chose me dit qu’en matière d’oseille, au-delà du « pour cent culturel »
(et défiscalisé) la phynance qui nous gouverne n’entend guère le pas vu à la télé et qu’en haut lieu on finira bien par ordonner tout ça.
Qu’en certain ministère, entre deux bombances de l’entre soi,
on voudra bien la profession un peu plus überiser.

Alors ça sera Avignon toute l’année.



Pendant ce temps, au sommet…

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À Paris y a un bus* et dedans des gens
qui parfois par le miracle des heures creuses n’étant pas sardinées
s’abandonnent aux joies simples du flottement,
de la correspondance,
de l’entre deux gares.
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  • L’Nonante et un (91) aussi incroyable que cela puisse paraitre dessert du matin jusqu’au soir toutes les gares sauf Saint Lazare ; Paris fait bien les choses.

Au bord du gouffre penchés

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la petite reine au diadème

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(mon petit) Théorème de Flagey

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Place Flagey…

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En croquant ce monsieur un midi Place Flagey* il m’est soudain apparu que la souplesse du coude était inversement proportionnelle à la nervosité du pouce. Autrement dit que les ceusses qui ont un -honnête- penchant pour la bouteille seraient moins enclins à l’usage intempestif du smartphone. Ce qui prouve que l’alcool rend bête et que Proximus nous accroche tous.

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*premier désert mineral d’une hélas longue série en cette europhone bourgade il y a peu encore si urbaine.

L’inconnu masqué (Sam’ Selfie)

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( C’est du monde connu le plus super héros,
L’étoile toujours montante, l’astre au Pass Mégalo
Tout le monde l’envie, le croit dans la télé
Universal Dee Jay ?
Coach à Beyoncé ?
Emperial Pétrolier ?
d’Europe matinalier ?
Tout le monde l’envie, grouille sous son égo,
Se rêve à ses côtés, à sa volonté plie, remercie le métro…
Tout le monde ravi une fois n’oserait douter… )

Au matin pourtant l’idole déjeune,
rembobine son cinéma de cocagne,
et entre deux selfies,
interroge son forfait.





Jours tranquilles quoiqu’incertains

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« Va, cours vole et ne mange pas tout ton contemporain mon chéri. »

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J’avais vaguement conscience d’avoir un cortex 
mais depuis aujourd’hui j’ai un striatum et ma foi 
si ça ne sort pas de l’auberge
ça explique bien des choses.

Et si comme moi (parfois) vous voulez un gros 4×4 porsche full options mais ne savez pas trop comment le financer, écoutez Sébastien Bohler dans la Grande Table de ce mercredi et tout ira mieux.

On comprend peut être mieux à l’écoute de pareille émission
que les dévots de la Phynance et leurs sous fifres en place
veuillent couper les ailes à Radio France.

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Virginie forever

Un beau jour, sur une polka de Bach, Mozart ou Johnny
je l’ai rencontrée, étrange créature mi femme, mi fée, mi à faire
et depuis, entre nous, j’apprends le collage et, aveuglément, j’la vois partout,
Virginie, c’est mon pèkèt, c’est mon Armorique à moi
même si elle est trop bien pour moi comme dit son cousin Blanquart.
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Vous pouvez suivre ses aventures sur le site de la compagnie Karyatides dont j’ai l’honneur d’être, grâce à leur confiance un peu miro, pour beaucoup.

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De tram, mon sang n’a fait qu’un tour…

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De tram, mon sang n’a fait qu’un tour
Pour tomber en amour pour ce gentil blindé
et ses cris de ferraille jamais non ne m’oxydent
que ce soit à Bruxelles Roubais ou bien Koksijde.


Car en sa carapace je me sens malabar,
Et le temps et l’espace font d’étroits grantécarts

Comme au cinémascope on voit doux défilé
on gigote en dedans comme si on s’essorait
entre nous frères humains,
les belles et les vilains
sauf…

… sauf

… … sauf quand y a une grosse pube dessus collée.

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fable de saison

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L’autre jour la Fontaine aurait bien ri aussi :

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Trois cent yacks eurent beau fondre aux confins du Tibet

Sur Bruxelles Capitale, mai restait fort frais 

Et ses matins sévères faisaient peler le jonc

Du sans domicile fixe dont on taira le nom,

Mitoyen de la passe qu’emprunte un train sur trois

Dans ce pays exsangue qui nourrit bien ses rois.

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Il décida (dit-on) de s’offrir à l’aurore

Une petite flambée puisqu’il n’était pas mort

Las, le feu s’en prit coquin au câble mal isolé 

Qui nourrit le fier flux de navetteurs excentrés

Et ma riante contrée, Capitale de l’Union, 

À l’aube des élections sur le coup disjoncta.

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Le patron d’infrabel relayé par la presse 

Voulut qu’on pendouilla l’auteur d’un tel méfait

Parti, on l’imagine sans laisser son adresse.

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Il suffit donc d’un rien pour bloquer un pays

Et des riens de cet ordre il en pousse jour et nuit

Mes yacks du début te l’auraient dit aussi 

Croissance, la Terre surchauffe, compte tes habattis.

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Voyage en misarchie…

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On vit une époque formidable où la vitesse à laquelle on fonce dans le mur est sensiblement proportionnelle à l’érection de celui-ci ce qui fait de l’ombre alors on n’y voit plus très bien et on éternue (ce qui ne ralentit rien)…

J’apprends au détour d’une oreille que le Voyage en misarchie (Essai pour tout reconstruire) dEmmanuel Dockès sort en poche, et c’est tant mieux.
Il vaut je trouve son pesant de pavés insurrectionnels et de pétitions dans le vent,
et malgré des passages un peu là pour faire livre, ce bouquin m’a laissé une joyeuse et persistante impression qu’il y a encore du possible.


Essayez-le pour voir (mais pas sur amazon hein, en plus d’épaissir le mur ça donne de graves et honteuses maladies ! )

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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