Armistice (et tais-toi)

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Joyeux 11 novembre à toutes et à tous,
Orné d’une pensée émue
Pour tous les poilus
Toutes les infirmières
Les civils
Les marraines de guerre
Morts afin qu’on puisse un jour
Rester sagement chez nous à regarder
Gérald Darmanin causer liberté d’expression.

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à mort l’arbitraire

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Ô villes nouvelles sans l’ombre d’un café
Quartiers sans cœur où chaque hun chéssoie
Faute de comptoir où refaire le monde,
Tenir salon et faire encore un peu corps…
Ô vie nouvelle par l’écran entubée.

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Avez vous eu vent de ces établissements administrativement fermés pour avoir entrouvert à l’habitué leur rideau de fer à l’époque blindée du Très Sain Confinement ? (j’dis ça j’dis rien)
Bien sûr que c’est pas bien beau de jouer avec le microbe
mais est-ce pire que de saper le moral des troupes ?
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La vie est brève, c’est avéré et sent peut être un peu la sueur après une rude journée.
Chez les gestionnaires in-vitro qui nous la jouent en marche
où l’on en pince plutôt pour l’édulcoré transhumanisme
le zinc est à proscrire aussi fissa que doit jaillir la 5G.

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allez musique





L’automne devant soi

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Passent les jours à grande vitesse les feuilles claquent doucement le vent frappe les météorologues pleurent leur mère et l’erreur est humaine.
le sommes nous, nous ?

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Et Dieu créa la Dionée.

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Eiffage quand tu nous tiens

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… Orange n’est jamais loin


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Je crains fort d’avoir dans le voisinage quelqu’un dont le moral frémit tant
à l’approche des frimas qu’il a planté une cigale électronique sur son balcon

Vivement l’extinction

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Ixelles, ma pelle et mon saut

Sur ces bouts de trottoirs, en lisière matongé
poussèrent les riches heures de ma bruxellité
je n’en dirai pas plus
je n’en dirai pas moins
Ixelles n’en mène pas large face à l’européen mais -faut-il le rappeler ?- l’Europe n’est qu’un flan sec sans les ixelliens.


(Ixelliennes, arrageois, carolotes, malakoffiots, liégeoises, burgiennes, caluirards, montreuilloises, guémenéens, forestoises, lisboëtes, bolognais, niçois, brestois, viennois amstellodamoises, … et j’en passe ô combien et même , même luxembourgeoisien-ne-s)

L’hallali là là…

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Tout tremble, c’est l’automne, et les nouvelles sont riantes comme des chenilles de chars allant au quatorze juillet.
l’homme le plus puissant du monde mange ses crottes de nez en direct l’air de rien, l’homme le plus financé de France envoie des moulinets de ministres faire du bruit pour nous rabattre les uns contre les autres chacun pour soi tapis, terrés, dégraissés…
Tout ça sent l’hallali, me viennent des envies de Cévennes ou d’Ardennes, de fronde, d’arc et de flèches, de salade de racines ou de soupe d’orties, à la bougie.

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Notre besoin de 5g sera impossible à rassasier.

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Quitte à crever sous peu d’un méchant virus ou d’un hachoir émoussé, sous les coups précis d’un CRS SS (si si ça existe) sur un rond point égaré ou percuté de plein fouet par une trottinette trop pressée.
Quitte donc à crever, autant de la vraie vie enfin profiter et surfer,
surfer à s’en faire péter rétine et neurone, gouter à l’ivresse de piloter le grille pain depuis la douche et se googueuliser les dents pendant la mise à jour de la cafetière.

S’offrir sans compter au plus que nécessaire,
la quintessence de l’ère,
l’humaine transe enfin !

Soyons modernes,
épousons du progrès les courbes affolantes
soyons les rois du monde
seuls et
nus.

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Au vert

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Rien qu’un peu,
si peu,
une once
un soupçon
et mes mirettes ravies sur ce coinsteau sans cesse revenaient paître.

Un bémol ici se permet :
Dans cette zone réputée rouge
Il n’y aura plus de cresson bleu
le Delhaize a fermé.
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Le recoin du lecteur

Au calme olympien du dédale il oppose le tintamarre des pages épluchées. Le masque permet bien des audaces.

Au fond…

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Entre nuit et jour ici ou là,
Sans déroger, après l’yoga
Le petit aquarelliste matinal sur la terrasse penche
Vers le papier un nez encore libre, un pinceau gourd
Et entre les lampées de café frais
Pigmente un peu sa vie.

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À l’Ouest (te plumerai-je ?)

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Pendant que sous la ligne bleue des Vosges
Ruminent et s’amassent les silhouettes de nos soucis prochains
On vit de grandes choses et on n’en loupe rien.

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Au bout du couloir

Dans l’attente
surfer assis
surtout
n’être à soi
qu’à minima.
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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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