Posts Tagged 'aquarelisme'

Aux Goélands

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J'aimerai saluer les goélands qui sont oiseaux épatants :

D'abord car sous leurs airs farouches, 
Sans rouler nulle mécanique 
ni mouliner moindre tue-mouche
pas une heure, qu'elle claque ou clique 
sans qu'ensemble ils ne rigolent.

L'œil aquilin, l'aile sûre, ils pleurent hilares le bec au vent. 
Depuis quelques millénaires, ptérodactyles avé l'accent !

Mais surtout, quand par chez eux un petit prend son élan 
pour en l'air le tout risquer à ses premiers battements, 
Portant l’élève Livingston tout le clan se fait école, 
enceignant au plus serré ses premières heures de vol. 

Et puis, j’en ai jamais vu un qui scrolle.


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Au sec, presqu’aux cieux.

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Bissextile espiègle

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La République,
Ta chaudière,
Pigeons, poissons
Printemps, guéguerre
Tout est en mars,
Et crotte de bique,
Ça fait vriller.

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Oyats

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Derrière les joncs la plage, son ressac et la mer, au delà l’Afrique, l’Antartique, Kerguelen et l’Angleterre enfin Zeebrugge, Forest, Limoges et puis le vent parmi les joncs.

Elle se casse (à la fin)

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Tant de cruches à l’eau,
d’amphores en miettes,
de tessons envasés qu’on a fini
par se lasser des mosaïques
et pondre le polymère
et la Terre fissa fut cuite.

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Tiens, des vœux°

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À Toi qui patiemment déchiffre ces posts,
et souris patiemment à ses pirouettes rimées
en feignant poliment d’en ignorer l’arthrose,
avant toute chose merci !
Puisse 2022 et tout et tout,
mais sincèrement hein,
et pas du bon, non :
Que du meilleur,
Que du durable,
du dessus du panier et pour longtemps. Et, puisque l’enfer c’est ici, allez, grillons !

Merci les muses !

Et merci Rose pour le jeu de mot.

Parenthèse en sursis

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( Beaucarne, Bowie, c’est bien triste et bien joli mais c’est plutôt tel un Jeanjacquesgoldman amphibie que…)



Je nage seul,
Sans témoin, sans personne
Que mes bras qui plafonnent
Je nage seul…
Weissmüller et ta sœur

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Que ?

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Que sommes-nous, fier volatile, quand ni toi ni moi ne sommes de plage ?

Où promènes-tu ton implacable babil, ton œil prêt à tout becquetage ?

Quant à ma pomme, où cours-je ?

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Où sue-je ?

Dans quel état plonge-je ?

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Qui ?

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En chiens de fayence, le volatile et moi observons le silence. L’appeler Vendredi ?

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Mes aubes

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Mes aubes au pieu s’ébrouent
je quitte la tanière,
des excès d’hier
mes aubes en voient le bout.
Sifflotant in petto
mon salut aux zoiseaux
je me cherche et me trouve
derrière les barreaux
du balcon, mon pelage soyeux
livré en remontant
au moustique joyeux
de chez la Montaland.

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Manque une case (à la mouche du coche)


Tout ces matins que Dieu frit,
suspendu au poil de mon pinceau
qu’ai-je, au fond, dans la main ?
Ne tournerai-je pas autour du pot ?
Et si oui lequel ?


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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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