Posts Tagged 'aquarelisme'

Parenthèse en sursis

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( Beaucarne, Bowie, c’est bien triste et bien joli mais c’est plutôt tel un Jeanjacquesgoldman amphibie que…)



Je nage seul,
Sans témoin, sans personne
Que mes bras qui plafonnent
Je nage seul…
Weissmüller et ta sœur

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Que ?

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Que sommes-nous, fier volatile, quand ni toi ni moi ne sommes de plage ?

Où promènes-tu ton implacable babil, ton œil prêt à tout becquetage ?

Quant à ma pomme, où cours-je ?

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Où sue-je ?

Dans quel état plonge-je ?

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Qui ?

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En chiens de fayence, le volatile et moi observons le silence. L’appeler Vendredi ?

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Mes aubes

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Mes aubes au pieu s’ébrouent
je quitte la tanière,
des excès d’hier
mes aubes en voient le bout.
Sifflotant in petto
mon salut aux zoiseaux
je me cherche et me trouve
derrière les barreaux
du balcon, mon pelage soyeux
livré en remontant
au moustique joyeux
de chez la Montaland.

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Manque une case (à la mouche du coche)


Tout ces matins que Dieu frit,
suspendu au poil de mon pinceau
qu’ai-je, au fond, dans la main ?
Ne tournerai-je pas autour du pot ?
Et si oui lequel ?


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Aubes tardives (d’avant le déluge)

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Être au bord du monde au saut du lit
suivre la farce appliquée des ombres qui filent et débobinent la nuit.
Les rater de prés puis penser à autre chose.
il doit y avoir pire comme reveil, je le crains.

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Vue d’ici-là.

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C’est le printemps,
le lombric sort à peine de son trou
et déjà on l’invite où chantent les p’tits oiseaux

Un moustique attendri de sa trompe lisse un pli
de la jolie mousseline qu’on a mise en cuisine.

La vache au prés d’avril gambade et cabriole
le lait pétillera,
sur son vert tracteur l’éleveur de joie flatule

Au sommet de l’état on est fort en calcul mais
comment faire ruisseler du bas vers tout en haut
sans qu’à la fin* ça n’se voie ?
sans perdre sa majuscule ?

l’enfer c’est les yachts

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* il sera bien tard, hélas et dans l'os on l'aura.

Vaste blague en vis à vis

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Combien de fourmis ? De nids ? De lits ? Combien de télécommandes ? De livres de chevet ? Combien de croissants ? De cafetières ? De tâches ? D’indélébile ? De frustrations ? De sacrifices ? De jurons délavés ? De larmes sèches ? De fat mépris ? De poings serrés ? De bons baisers ? De larves ? De papillons ? De plumes ? De plumés ? De litières saturées ? De silences éléctriques ? De particules fines ? De mégots ? De cubis ? De pollens ? Combien de temps encore ? Et de printemps ?

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Et en supplément gratuit du samedi, une pétition, parcequ’il y a par les temps qui courent plus important que les jeux olympiques et il faut aider les ceusses et selles qui nous gouvernent à vue à le remarquer.

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Petits matins

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On pourrait me voir
en pyjama derrière les carreaux
seul au plat bord de la nuit,
erratique silhouette s’emmélant les pinceaux,
ah ! l’ivresse de se noyer dans un verre d’eau.

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(souvenirs positifs)

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Il pleut,
des vieilles pierres grasses
jusqu’au triste et fat béton
sous le carrelage venu de Chine
exprès pour moi.
Il suinte
des joints un cri vitreux, pâle et platement vide qui croit.
Et,
en contrebas,
sous la fièvre,
de la fenêtre aux draps
désolé, rémoulu, dégondé je…
je le sens, je le traine,
plus que moi, il est là…
Covid.
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Mais, sois rassuré, c’était en octobre dernier, j’y ai laissé le goût du nez mais Guerlain s’en tamponne
et puis
depuis furent fait tant de tas de progrès :
on vaccine à tour de bras
ou, dans le plus grand anonymat, on passe de vie à trépas -c’est moins riant- en anglais.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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