Posts Tagged 'autobiographie par les plantes'

Protopensée métaquinqua

Si par le froid d’un hasard malheureux je devais sans préavis casser ma pipe j’en serai premièrement fort marri avant de déclarer à qui veut l’entendre que j’avais jusque-là été bien gâté pourri, merci.

Par contre, si par chance je survis j’en reveux du rab’ oh ça oui !

Cevenolade 4 (le feuilleton de l’automne)

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Partir en chasse à la châtaigne
Passer par un bel épisode
Faire du p’tit bois, porter p’tite laine
Vivre en quasi gastéropode

Ah pentu paradis !

N’entendre à l’aube que le cui cui
Des arbres en mue qui violoncellent
Et quand le soir s’accroche au poêle Oublier d’allumer l’wifi

Ah paradis bossu !

Rares ici haut vont les avions
Sourdes limaces au plafond
Peu ou pas non plus de pigeon
Sauf peut-être dans les faucons

Ah ventru paradis !

Voir du sommet danser les buses
Puis redescendre vers ma souris
Avant que comme Érode ne m’use
Je ferai bien là-haut mon nid.

Ah paradis rendu !

la pente

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il fut un temps, c’était l’été,
j’étais content, ça m’épatait,
il plut des mouches, il plut des baies
j’ai vu des biches, encore bouche bée
suis.

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Cevenolade 2 (le feuilleton de l’automne)

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Si ça monte,
ça redescend.
Si ça descend,
ça remonte.

Photo de classe (celle avec les grimaces)

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Amoureux fou de la maitresse je cherchais tétanisé quelle grimace faire sans compromettre notre hyménée et c’est tremblant, contraint, contrit qu’enfin vers elle j’esquissai une timide convulsion du nez, implorant son céleste aval.
Sa moue terriblement glacée de louve silure exorbitée m’a précipité net hors champ d’une prometteuse éducation.

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Le chouchou ne s’épluche pas (tarantelle processionnaire)

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chouchouteraie

-Chouchouteraie-

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Le chouchou ne s’épluche pas
Ce qui est un plus
Ce qui est un plus

Le chouchou ne s’épluche pas
la christophine non pas non plus.

Encore moins la chayotte
et si j’ai changé m’jugeote
c’est qu’avant j’l’ignorais
oui,
avant j’l’ignorais.


Mais j’ai gouté avec la peau
ce met pelé proche du verre d’eau,
le bon chouchou voisin tout frais
à peine cueilli du chouchoutier
et
C’est de la bombe de bienfaits,
du pur nanan d’eldorado,
Oui j’ai gouté, c’est dans la peau,
qu’il est l’nanan d’l’eldorado.

Et je me mords les doigts
Dame ! je m’en mords les doigts :
Mon Dieu qu’allais-je
Mon Dieu qu’allais-je
Mon Dieu qu’allais-je
composter-là ?

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Self hipster crevette hâlée

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Par l’été encore ébloui
un peu par vous aussi
(mais si, mais si)
en bon nanti
je n’ai pas que maigri
et sous ma peau assujettie
le bon dos d’un beau QR
d’argent luit
bien allocataire
et qui, oui qui
c’est qui dit
 » merci « 
?

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Cousinade

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La vache a son affaire n’a ni demain ni hier elle est, point.
Je sens sous mes faux airs et mes bonnes manières un éloigné cousin.

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En Ardennes

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Quand tout de ruine sera sans doute je prie pour ça toujours encore coquelicot reviendra.

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Et derrière lui oiseaux, forêts, symphonies et fracas
On aura nous
tout le temps nous
de reposer.

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Joies & Pénates

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Reprendre repaire, 
sur le plancher des vaches
réélire domicile
se remettre à l’attache  
ranger dans un trou noir
les affaires de camping
hors de la terre entière
se rempoter en somme
et patiemment at home
repartir en poussières.

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Mes aubes

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Mes aubes au pieu s’ébrouent
je quitte la tanière,
des excès d’hier
mes aubes en voient le bout.
Sifflotant in petto
mon salut aux zoiseaux
je me cherche et me trouve
derrière les barreaux
du balcon, mon pelage soyeux
livré en remontant
au moustique joyeux
de chez la Montaland.

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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