Posts Tagged 'autobiographie par les plantes'

Hors champs, des salades.

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Ici j’eusse aimé pour saluer ce redoux facétieux vous lier une reprise de « sometines it snows in april » par les Ramones mais j’ai beau gougueuler rien ne vient.

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On est bien peu de chose

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On est bien peu de chose
On en nait pourtant plein
Puis poussent les névroses,
Et dru l’poil au destin.
Sous les pépins qui s’amoncellent se jete-t’on avec l’eau du bain ?
Faut-il sous le poids des nouvelles notifiées à tout bout de train
scroller sans cesse et sans répit au puit sans fond de l’iphone vain ?
Vaut-il mieux pas un poste à piles tourné voire même sur Europun ?
et puis surtout, (surtout en ville) se cultiver son for jardin ?

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Globalement…

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Bêtement parfois j’me demande,
par la fenêtre, l’œil égaré
quelle cible font mes coordonnées
pour les stratèges de ce bas monde
et celles de celles et ceux qui comptent,
et partout mêmement condamnés,
brillent, enchantent, repoussent l’immonde
par la seule fête d’exister.
Quelle paille sommes-nous,
Femmes et enfants,
sous l’œil froid des empireurs ?
Que pèse d’être né dans les choux
face au char ou au bulldozer ?

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Tout disparaitra mais…

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l’Eunice a soufflé si fort sur les cimes de France que vla ti pas que la presse m’apprend que le mur du presbytère où j’avais en CP peint une fleur plus haute que ma pomme s’est vu concassé par la chute d’un tilleul centenaire qui passait par là.

Ladite fleur avait été il y a quelques ans pulvérisée par un ravalement sacrilège et c’est vengé par le vent que tu me lis.

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Protopensée métaquinqua

Si par le froid d’un hasard malheureux je devais sans préavis casser ma pipe j’en serai premièrement fort marri avant de déclarer à qui veut l’entendre que j’avais jusque-là été bien gâté pourri, merci.

Par contre, si par chance je survis j’en reveux du rab’ oh ça oui !

Cevenolade 4 (le feuilleton de l’automne)

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Partir en chasse à la châtaigne
Passer par un bel épisode
Faire du p’tit bois, porter p’tite laine
Vivre en quasi gastéropode

Ah pentu paradis !

N’entendre à l’aube que le cui cui
Des arbres en mue qui violoncellent
Et quand le soir s’accroche au poêle Oublier d’allumer l’wifi

Ah paradis bossu !

Rares ici haut vont les avions
Sourdes limaces au plafond
Peu ou pas non plus de pigeon
Sauf peut-être dans les faucons

Ah ventru paradis !

Voir du sommet danser les buses
Puis redescendre vers ma souris
Avant que comme Érode ne m’use
Je ferai bien là-haut mon nid.

Ah paradis rendu !

la pente

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il fut un temps, c’était l’été,
j’étais content, ça m’épatait,
il plut des mouches, il plut des baies
j’ai vu des biches, encore bouche bée
suis.

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Cevenolade 2 (le feuilleton de l’automne)

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Si ça monte,
ça redescend.
Si ça descend,
ça remonte.

Photo de classe (celle avec les grimaces)

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Amoureux fou de la maitresse je cherchais tétanisé quelle grimace faire sans compromettre notre hyménée et c’est tremblant, contraint, contrit qu’enfin vers elle j’esquissai une timide convulsion du nez, implorant son céleste aval.
Sa moue terriblement glacée de louve silure exorbitée m’a précipité net hors champ d’une prometteuse éducation.

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Le chouchou ne s’épluche pas (tarantelle processionnaire)

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chouchouteraie

-Chouchouteraie-

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Le chouchou ne s’épluche pas
Ce qui est un plus
Ce qui est un plus

Le chouchou ne s’épluche pas
la christophine non pas non plus.

Encore moins la chayotte
et si j’ai changé m’jugeote
c’est qu’avant j’l’ignorais
oui,
avant j’l’ignorais.


Mais j’ai gouté avec la peau
ce met pelé proche du verre d’eau,
le bon chouchou voisin tout frais
à peine cueilli du chouchoutier
et
C’est de la bombe de bienfaits,
du pur nanan d’eldorado,
Oui j’ai gouté, c’est dans la peau,
qu’il est l’nanan d’l’eldorado.

Et je me mords les doigts
Dame ! je m’en mords les doigts :
Mon Dieu qu’allais-je
Mon Dieu qu’allais-je
Mon Dieu qu’allais-je
composter-là ?

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Self hipster crevette hâlée

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Par l’été encore ébloui
un peu par vous aussi
(mais si, mais si)
en bon nanti
je n’ai pas que maigri
et sous ma peau assujettie
le bon dos d’un beau QR
d’argent luit
bien allocataire
et qui, oui qui
c’est qui dit
 » merci « 
?

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Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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