Archive for the 'aquarelles?' Category

L’automne devant soi

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Passent les jours à grande vitesse les feuilles claquent doucement le vent frappe les météorologues pleurent leur mère et l’erreur est humaine.
le sommes nous, nous ?

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Et Dieu créa la Dionée.

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Eiffage quand tu nous tiens

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… Orange n’est jamais loin


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Je crains fort d’avoir dans le voisinage quelqu’un dont le moral frémit tant
à l’approche des frimas qu’il a planté une cigale électronique sur son balcon

Vivement l’extinction

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L’hallali là là…

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Tout tremble, c’est l’automne, et les nouvelles sont riantes comme des chenilles de chars allant au quatorze juillet.
l’homme le plus puissant du monde mange ses crottes de nez en direct l’air de rien, l’homme le plus financé de France envoie des moulinets de ministres faire du bruit pour nous rabattre les uns contre les autres chacun pour soi tapis, terrés, dégraissés…
Tout ça sent l’hallali, me viennent des envies de Cévennes ou d’Ardennes, de fronde, d’arc et de flèches, de salade de racines ou de soupe d’orties, à la bougie.

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A new frontier

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Nous étions là,
sous la lune (deux fois pleine)
réduits à nos fenêtres
simples têtes bleutées
à regarder passer la crise et la quarantaine.

Dehors autour prospéraient oiseaux, graminées, poissons scies et tout peu à peu s’éclaircissait.

Là-haut, aux avant postes, les demi-dieux
qui confinent et gouvernent rajustaient nerveusement leur masque.
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Et puis comme par magie (et gestion martiale exemplaire)
on peut reprendre l’avion et désormais regarder passer
des trains de satellites.
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Queue de dimanche

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La chance a tourné,
le canal qui n’avait pas vu d’eau si claire de mémoire de mulet
a repris ses subtiles mordorures de gasoil,
une petite semaine aura suffi,
merci qui ?


La chance a tourné,
sur la plage déconfinnée, coquillages et crustacés tombent des nues en se découvrant cendriers,
poil au fûmier.


Allez Bonne Mère Nature, tu peux te le remballer ton covid* et trouver autre chose pour nous arraisonner.

* tiens oui, est-ce par souci de parité qu’on a soudain féminisé ce virus tel une vulgaire et cruelle tempête ?)
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Dimanche au balcon

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Je suis mon propre pape et je me suis compris
Cette vie en conserve c’est urbi et orbi
Faisons donc une ronde, mon ombre avec bibi
Et allons voir du monde, sans croire que c’est fini.

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Dimanches et jours fériés


Passer entre les doutes (dire bonjour aux drones ? se méfier des gamins ?) pour saluer l’impéritie des tampons qui nous gouvernent et nous vendent aux marchands de vent, car en ce drôle de matin de mai je me le demande : sommes-nous de la chair à dividendes ?



Petits jours au bord du vide

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Gageons que ces semaines feront de jolis colliers de nouilles à l’Histoire de France.

Vues d’ici

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Ma petite vie comme l’eau
Coule comme l’eau vive
Au menton j’ai mon maillot
Et suis sur le qui vive
Copié collé
Ah si seulement je savais
Oui débarquer
Un peu de ce presse papier…

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… Ces vues d’ici sont publiées de façon quotidienne car le confiné se doit de frayer avec son temps.
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Tous les jours de Pâques

Apparemment dans l’ordre, les jours glissent de et vers l’inconnu, rien de neuf,
tout à bas bruit va, tout va, tout mue… Touchons du bois.


Merci à Claire Farah pour ce beau papier bleu qui a peut-être échappé à l’aquiline plume de feu Christophe mais pas aux poils dur de mes timides pinceaux.

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Poisson K

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(les quat’z’arts ont fait les choses comme il faut…)

 

À certaines heures, on voyait presque la mer de cette cuisine à flan de coteaux (du Maelbeek, rien qu’ça)
Si une ancienne imprimerie a forcément du caractère, le travail y avait pour bibi un goût de colonie de vacances, d’antiques jeux de greniers et dans son précieux silence
les bois craquaient, l’acier vibrait, la pierre était fraiche et l’eau mouillait.
Ah les riches heures, les grandes personnes, les vastes mondes,
les perles rares d’un collier de nouilles stratosphérique qui défilèrent en cette ruche inespérée.

L’intemporel aura duré quarante ans. Mazette !
combien de couronnes ?
combien de ministres ?
combien de souris ?

Ces gens là, comment (et à quoi bon) mesurer ce que leur dois
Marianne, Jean, Didier, Guy…
Ô Sein gargantuesque et doux giron de Galafronie

Et pour votre confiance, merci infini.

 

a.

 

 


Antoine b vit dans l'urgence absolue de rentabiliser toute chose, mais le moins possible ou peu s'en faut, et avec son bic six couleurs ou son austère pointe sèche, il longe ce vaste monde que d'aucuns trouvent petit.

le petit vaste monde…

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